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2019-01-21T14:00:16+01:00

Emerveillement Vs adolescence

Publié par Florence Beuken

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été rêveuse. A l’école primaire, j’ai souvent entendu « Florence, tu es dans la lune ». Au collège, j’écoutais le prof d’une oreille, mais mon attention était surtout happée par tout ce que j’observais par la fenêtre.

Plus tard, j’ai choisi un métier qui me permettait de garder cette part d’émerveillement, cette « âme d’enfant » : quelle meilleure excuse pour jouer que d’être éducatrice ? Encore aujourd’hui, en consultation avec les enfants, je passe beaucoup de temps assise par terre à jouer avec eux, passant de « je m’éclate avec eux » et « j’observe ce qui se passe pour eux ».



Et passant d’une sorte d’extra-terrestre à une adulte qui s’assume, j’ai appris, intégré cet émerveillement des petites choses à mon quotidien. Cela faisait partie de moi, j’aimais.

Quand ma fille est née, j’ai eu à cœur de lui partager ces « waaaa regarde ça » et quel bonheur le jour où elle m’a dit, de derrière, toute minuscule, dans son grand siège auto : « maman, ‘garde, les nuages, c’est beau ! »

Je me souviens aussi, un jour après l’école, où j’avais arrêté la voiture pour aller cueillir un bouquet de fleurs des champs et où elle m’avait dit « maman, la vie est belle avec toi ! »

Depuis 3 ans, après avoir quitté ma Belgique natale pour m’installer en région lyonnaise, je me sens un peu comme en vacances. Et quand je voyage un peu, le plus souvent pour aller donner des formations dans des villes que je ne connais pas encore, quand je traverse les petits villages, quand je m’approche des montagnes, je suis régulièrement bouche bée en regardant les paysages.


J’ai une passion pour les nuages. Les montagnes me donnent une sensation de plénitude. Les petits villages typiques me font dire « on dirait qu’on est en vacances ? Et bien non, maintenant c’est chez nous ! » Il m’est même régulièrement arrivé d’avoir les larmes aux yeux en regardant autour de moi.


Et souvent, lorsque je le pouvais, je me suis arrêtée pour prendre une photo, histoire de partager « cette si belle image, tellement belle que ça serait injuste que je sois la seule à la voir. »




C’est pourquoi, mercredi, j’ai vécu un moment difficile.

Je conduisais ma fille à son cours de danse, à la MJC.

Et, m’extasiant encore, en mode « En Vacances ? Et non, chez nous ! », voilà ti pas (mais quelle sotte alors !) que je demande à mon ado de fille : « Alors, tu te sens encore en vacances quand on passe ici ? »

 

- Ben je passe tous les jours en bus, ici.

- Oui, mais ça ne t’empêche pas de trouver ça toujours beau.

- Mouais.

- Regarde là, par exemple (pointant mon doigts vers le haut, à droite)

- Mh… C’est un immeuble !

- Mais non, derrière, regarde, un château en ruine, avec le ciel tout bleu derrière.

- …

- (Là, je commence à m’exciter, je gigote dans la voiture) Imagine tout ce qui a pu s’y passer dans ce château, toutes les histoires…)

- J’aime pas l’histoire-géo.

-

Mais quelle déception !

J’essaie de me dire que c’est juste une passe. (Mon imitation des "ados blasés l'a en tout cas fait rire !) Que dans quelques années, elle retrouvera cet émerveillement. Ou qu’elle osera à nouveau l’assumer devant sa mère !



Et vous, qu’avez-vous vu de beau aujourd’hui ?

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2019-01-18T19:43:27+01:00

La chance d'être malade !

Publié par Florence Beuken

Je n’ai plus écrit depuis quelques temps, j’ai aussi été moins présente sur les réseaux sociaux. Et pour cause, une maladie présente-depuis-un-moment-mais-qui-a-décidé-de-frapper-plus-fort-parce-que-je-ne-l’écoutais-pas m’a un tout petit peu fatiguée. Les causes ne sont pas exactement les mêmes, mais les symptômes, finalement sont très proches du burn out. En attendant le traitement, je n’ai plus eu d’autre choix que de lever le pied.

Après un peu de résistance, un peu de colère, d’agacement, de sentiment d’impuissance, j’ai accepté ce nouveau rythme de vie.
Et au final, tel le scribe dans Astérix et Cléopatre, j’ai envie de dire merci ! Merci la vie, merci la maladie.

Est-elle folle ?

Peut-être un peu, je l’avoue. Mais cette « folie » est une amie bien utile dans un quotidien pas toujours rose (« normal » donc…). Quoi qu’il en soit, j’avais envie de vous partager tout ce que cette pause m’a permis de faire.

Vivre l’instant

Etre perpétuellement en mode zombie m’a obligée à vraiment me poser. A accueillir le fait de devoir, dans un premier temps, dormir 17h par jour. Arrêter de râler sur tout ce que je ne pouvais pas faire et me dire que ces moments de glande assumée, je ne me les permettais pas assez souvent. (Bon, j’avoue que les 17h de sommeil, ça va bien un moment, j’étais contente que ça diminue progressivement !)
 


Par la suite, mon énergie n’étant quand même pas extraordinaire, j’ai apprécié de fonctionner en mode « slow life », je me suis créé des petits rituels. Parfois prendre un bain. Parfois simplement me préparer une atmosphère sympa, bougie, encens, tisane, pour comater sous mon plaid (un plaid à manches, le top du top, je vous le conseille) dans le canapé.


Et, là, savourer le temps comme suspendu, prendre conscience de chacune de sensations : l’odeur de l’encens ou des huiles de mon brûle parfum, la lueur de la bougie, la douceur de mon plaid (non mais vraiment, topissime ce plaid !), me tartiner d’une crème qui me fait la peau toute douce, écouter de la musique qui me plait, ou même simplement le silence ou le ronronnement de mon chat…
Ce sont des petites choses qui, au final ne prennent pas (ou pas toutes) tant de temps, mais être obligée de fonctionner au ralenti m’a permis de me souvenir que ça fait tant de bien. Et j’en garde quelques-unes pour mon futur quotidien-au-rythme-redevenu-normal.

 

Voir le positif

 

Comme je viens de le faire pour les petits plaisirs, j’ai aussi réappris à appliquer ce que je clame partout : chaussons nos lunettes roses.
Dans mon rythme lent, j’ai aussi retrouvé un plaisir oublié, celui de la lecture. J’ai attaqué la pile de livres achetés mais pas encore lus. Et je crois qu’ils attendaient, en fait, le bon moment. Parce que tout ce que j’ai lu a fait écho en moi par rapport à ce que je vivais.
J’en parlerai plus précisément dans un autre article. Disons qu’ils m’ont aidé à creuser un peu plus cette histoire de lunettes roses.

Voir le positif, ce n’est pas devenir un imbécile heureux. Au contraire, cela demande une sacrée gymnastique mentale, celle d’élargir sa vision pour voir que même quand ça craint (et purée, ça craint d’être tellement crevé que tu t’endors même devant ta série préférée), il y a des trucs cool.

Voir le positif, c’est aussi faire le tri dans ses émotions. Et notamment une que je ressentais beaucoup : j’ai nommé ………. Trrrrrrrrrrrrr (ceci est un roulement de tambour) rrrrrrrrrrrrrrr … ... ... ... LA COLERE !


J’ai pris conscience que la colère, ça fait souffrir. Et c’est pas cool, parce qu’en fait tu es en colère contre quelqu’un ou quelque chose. Mais c’est toi qui souffres. Pas top !
Du coup, j’ai accepté la maladie, l’état du moment. Parce que déjà elle m’affaiblissait, mais si en plus j’étais en colère contre elle, j’allais encore plus en souffrir. Et bon, « je ne suis pas venue ici pour souffrir, okay ? »
Cette vision des choses, que j’approfondirai dans l’article sur livre « aimer, c’est accepter ses peurs », je l’ai appliquée à d’autres choses, événements, personnes dans ma vie. Et waw ! Cette révélation, cette libération !
Sans tout ce temps pour lire, je n’en aurais peut-être pas pris conscience !

 



 

Faire le point

Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup. Trop. Il faut toujours que je trouve du sens à tout.
Ici, étant fatiguée, je réfléchissais au ralenti, mais du coup, avec en plus ces lectures, je pense que j’ai aussi mieux réfléchi, du coup.
Et ça m’a aidée à refaire le point sur certaines choses que j’aimais.
Par exemple, dans mes moments où j’avais un pic d’énergie, je me suis remise à l’écriture. J’ai terminé le livre en cours depuis deux ans, j’en ai démarré un autre.
Et là j’ai senti « Mais oui, c’est ça que je veux faire ! »

J’adore mon métier, j’adore recevoir des patients, j’adore donner des formations. Mais depuis toute petite, en plus de « psy », « prof », « musicienne » et « cow boy », j’ai le rêve d’être écrivain.
Pourquoi est-ce que je suis passée à côté de ce rêve ? Pourquoi est-ce que je l’ai rangé dans le rayon des « rêves impossibles » ?
Du coup, je l’ai ressorti, il n’y a pas de raison !
(A l’heure actuelle, je réfléchis encore à comment devenir aussi cow boy, si vous avez une idée, je suis preneuse).


 

Visualiser ses rêves
 


Poussée par la satisfaction d’avoir vu ré-éclore un de mes rêves, et inspirée par un autre livre dont je vous parlerai, j’ai décidé d’aller plus loin. Et j’ai écrit tous les rêves que j’avais. Les écrire aide à les rendre encore plus réels et à être plus attentifs aux opportunités qui se présentent.  Un peu comme quand vous choisissez une nouvelle voiture, puis que vous avez l’impression de la voir partout. Vous programmez votre cerveau à voir ce qui était déjà là pour vous aider à aller vers ce chemin, mais que vous ne voyiez pas encore…

Je suis donc encore bien fatiguée, physiquement. Avec cette impression de ne rien pouvoir faire.
Pourtant en quelques semaines, qu’est-ce que j’ai fait comme choses intéressantes, qu’est-ce que j’ai avancé sur mon chemin, comme j’ai travaillé sur moi, sur mon projet, qu’il soit perso, pro…

J’aurais pu me lamenter sur tout ce que cette maladie m’a empêché de faire (et il y en a aussi !), mais je choisis de voir tout ce qu’elle m’a permis de faire, de comprendre, de voir, de vivre…  

 


 

Et je la remercie pour tout ça !


Je la remercie d’autant plus que grâce à elle, je vais encore plus avoir envie de vous encourager, vous qui, épuisés ou en burn out, ne trouvez peut-être plus la force de croire que tout ça a un sens.



 

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