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2019-04-25T15:39:38+02:00

Mon défi "un mois sans râler"

Publié par Florence Beuken

Il y a maintenant un mois, j'ai découvert que des journalistes belges avaient lancé le défi "un mois sans se plaindre".
Je reste une grande gamine et j'adore les défis... je dois aussi avouer qu'il me parlait plus que "le mois sans boire d'alcool" (qui tombe toujours le mois où justement il y a plein d'invitations, d'anniversaires et autres festivités), le "mois sans sucre" ou encore le "mois sans sexe" (je plaisante, celui-là je n'en ai jamais entendu parler... mais je ne serais qu'à moitié étonnée :D)

Du coup, à l'instar de Jacques dans "la cité de la peur", j'ai dit "Banco" !
Et dès le premier avril, sans blague, je me suis engagée à ne pas me plaindre et, par extension, ne pas râler.

Et en fait, ça a été super facile !
(J'aime les défis, mais je n'aime pas perdre, donc je n'allais pas me lancer dans un truc impossible non plus!)

 

Je vous explique ce que j'ai mis en place? Suivez-moi !

 

Je suis quelqu'un de relativement optimiste, zen, bienveillant... Donc c'était déjà un bon terrain pour démarrer cette expérience. Cependant, si certains traits font partie de ma personnalité depuis longtemps, d'autres sont le fruit d'un réel travail sur moi. C'est pourquoi, j'ai voulu m'aider de plusieurs outils mis à ma disposition et qui pourront vous aussi vous aider.
Les différents principes que j'ai veillé, plus encore que d'habitude, à respecter durant ce mois sont :

 

C'est rarement grave !

via GIPHY

 

 

On est souvent confrontés à des choses embêtantes, stressantes, agaçantes... Et notre erreur est de toutes les mettre sur un pied d'égalité, de leur laisser nous mettre dans un état incroyable de tension (a fortiori si on est déjà tendu/stressé/fatigué à la base).
Cette petite question qui peut paraître innocente nous permet de relativiser. Ce truc sur lequel je râle, ce truc qui me fait grincer des dents, est-ce qu'il est grave? Dans 99,999999...% des cas (environ) la réponse sera non. Certes c'est ennuyeux, énervant etc, mais ce n'est pas grave ! Alors autant garder mon énergie pour des choses vraiment importantes !

 

Si j'élargissais mon angle de vue?

Quand on râle, quand ça ne va pas, quand on vit ou voit un truc pas cool, on a vite tendance à focaliser dessus. Puis à ne plus voir que ça. Quand le climat n'est pas top, que la relation n'est pas au beau fixe, on va focaliser sur tout ce qui ne va pas, tout ce que l'autre fait mal, tous les trucs qu'il a oubliés, pas fait, mal fait... Et on finit par se persuader que la vie (ou cette personne) est nulle.
Souvent, quand je reçois des couples qui ne vont pas très bien, je leur demande de "se forcer" à voir aussi les belles choses, les trucs sympas, les qualités de l'autre... Même si ça peut paraître artificiel au début. Même si on reste super agacé par tout le reste.
Quand je reçois des personnes au bout du rouleau, je leur demande de penser, le soir, à trois choses qui ont été cool dans leur journée. Même des tout petits machins.
Parce que même s'il y a du nul, il y a toujours la possibilité de voir du chouette. Et penser que malgré tout ça il y a quand même du chouette, ça ajoute un peu de lumière... et donc de sourire et d'énergie...


via GIPHY


De mon côté, dans ce défi, je me suis aidée de l'application SMYLIFE. Celle-ci consiste à indiquer, chaque jour, les éléments positifs et les éléments négatifs que l'on a vécus. Je ne vous cache rien, il y a eu des choses négatives, et parfois même des jours où la liste pouvait être impressionnante. Mais j'avais à cœur de toujours trouver plus de choses positives que négatives.

 



Prends de la distance si le problème ne t'appartient pas

Ce principe est celui qui est le plus récent pour moi. Il vient d'une réflexion sur le pardon où grâce à quelques lectures dont je parlerai dans un autre article, j'ai pu comprendre que la colère, la rancoeur (ou ces émotions que l'on ressent en réaction à ce que quelqu'un nous a fait) sont en fait un poison que nous répandons en nous "parce que quelqu'un a commis quelque chose qui nous a fait du mal". C'est finalement comme s'infliger une double peine. Et, avec de gros raccourcis, pardonner, ce n'est pas accepter ou cautionner cette "faute commise", mais se défaire de ce poison. 
Personnellement, essayer de comprendre que certains actes avaient été commis parce que la personne n'avait pas la possibilité psychique de faire autrement à ce moment-là, que ce n'était pas "contre moi" ou "en dépit de moi" , m'a permis de pardonner des choses que je jugeais depuis très longtemps comme impardonnables et m'a libérée de poids parfois très lourd.

Par rapport à ce défi, pour parler de choses plus légères, cela m'a permis, par exemple, de passer outre la mauvaise humeur de mon conjoint certains jours. Et simplement faire, ces jours-là des choses pour moi, au lieu d'essayer de forcer la communication, le faire relativiser sur les choses alors que lui a juste envie de râler, ou me vexer parce qu'il ne prend pas ma compagnie comme le truc-le-plus-merveilleux-au-monde-qui-lui-redonne-le-sourire-quoi-qu'il-arrive. (Vous aussi vous avez cette attente parfois? ;) )

 

Manipule ton cerveau

via GIPHY

 

Pour garder le sourire, l'énergie, la motivation, on peut avoir besoin d'un coach. Imaginez ce bellâtre (tant qu'à faire) qui viendrait nous répéter régulièrement à quel point nous sommes formidables !
Et bien c'est possible (option bellâtre en moins. Quoique si vous connaissez, donnez-moi le tuyau !)

J'ai depuis quelques temps indiqué des phrases positives dans mon bureau et dans certains de mes nombreux carnets. Régulièrement, même si cela peut sembler farfelu, je me complimente !
J'ai également trouvé une autre appli, TOOBEE, qui permet de programmer des pensées positives qui seront affichées à intervalles réguliers (à choisir) sur l'écran de notre téléphone. Celles-ci sont à sélectionner, selon nos besoins, dans les thématiques de la gratitude, de la confiance en soi, la joie de vivre, la détente... ou à écrire soi-même.
Ainsi, la semaine passée, par exemple, j'ai reçu chaque heure, au son doux d'un mini gong, "Je mérite d'être heureuse". Lors des premières réceptions, cela fait sourire, surtout si justement à ce moment-là on doutait, on rencontrait une difficulté ou on ressentait une émotion désagréable... Puis, à force, cela rentre, et cela "sonne" comme une vérité, parce que malgré tout, notre cerveau, il est un peu con-con parfois : il croit et enregistre tout ce qu'on lui dit, et plus on lui répète, plus il l'imprimera ! (Toutes ces étiquettes que vous traînez depuis l'enfance, par exemple ! )
Testez, vous me direz !

 

Fais le point sur ton état émotionnel

Régulièrement se demander comment on se sent, ce que l'on ressent, quelles sont nos émotions peut être un bel indicateur de nos besoins. Sur quoi serait-il bon d'agir?
Ne pas râler ne signifie pas être toujours joyeux, plein d'entrain. Non, nous restons des humains, nous avons des besoins qui peuvent ne pas être assouvis et il est important d'être acteur de notre bien-être, de pouvoir agir pour aller vers un mieux.

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J'ai pu me rendre compte à quel point, même pour les adultes, il peut être difficile d'identifier ses émotions.
Pour cela il existe divers outils. Ceux que j'utilise le plus souvent : les émoticartes, la roue des émotions.
Mais également, une appli, encore : DR MOOD. Chaque jour, vous répondez à une série de questions qui permettront au Dr Mood d'établir son diagnostic. Il vous expliquera alors ce qu'est cette émotion, ce vers quoi elle risquerait de déboucher si elle perdurait, il vous donnera quelques conseils et vous proposera même quelques tips alimentation, lecture, ciné et sport en lien avec cette émotion.
Vous pourrez également enregistrer votre résultat, avec quelques notes perso, pour suivre votre évolution au cours des jours et des mois.

 

 

Prends soin de toi

Les effets du stress et des émotions désagréables, des inquiétudes vont se marquer dans votre corps... Il est donc utile de prendre soin de vous. A la fois physiquement, en évacuant les tensions corporelles, de la façon qui vous convient : de façon très "physique" (sport, danse, défoulage...) ou plus "calme" (respiration, pleine conscience, méditation, cohérence cardiaque, un bon bain ou simplement canapé-netflix...), mais aussi à niveau des pensées (s'organiser différemment, exprimer ses besoins aux autres s'ils sont impliqués, écrire toutes nos inquiétudes ou ruminations...)


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C'est un peu comme faire un nettoyage : si nous ne le faisons pas régulièrement, la moindre tension supplémentaire va venir former une couche de plus. Plus la couche est épaisse, plus on risque de râler, s'épuiser, commettre des impairs...

 

 

 

Tous ces principes m'ont permis de réussir le défi... jusqu'au 21 avril !

Et je suis heureuse d'avoir connu deux couacs, car cela me permet d'avancer encore un peu dans la compréhension des choses et de moi-même.

Le premier couac a eu lieu dans ma voiture.

 

Ce qui se passe dans ta tête... se passe quand même !

 

Car, comme de nombreuses personnes calmes, je me transforme en monstre une fois dans ma voiture.
J'avais appris à intérioriser depuis une dizaine d'années après qu'une petite voix de fillette de 4 ans était sortie de nulle part (ou plutôt du siège auto à l'arrière) et m'avait dit, alors que je ruminais : "C'est un connard, le monsieur, maman?" Mais malgré tout, je continuais de beaucoup râler sur les autres conducteurs. Et ce 21 avril aussi.

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J'ai alors repensé au défi en me disant, intérieurement aussi, pour me dédouaner : mais là ce n'est pas grave, personne ne m'entend !
MAIS SI c'était grave : parce que mes râleries, moi je les entendais, moi je les ressentais, moi je me mettais sous tension ! Donc pour mon bien-être à moi, cette excuse n'en était pas. Ces râleries me faisaient autant de mal que si elles étaient adressées à quelqu'un qui pouvait m'entendre. (Si ce n'est qu'en principe, il n'y avait pas de risque d'escalade.)
Mon nouveau défi serait donc d'apprendre à garder mon calme en voiture.

 

 

Toujours nettoyer au fur et à mesure !



Ensuite, le soir du 21, il y a eu un petit truc qui m'a vraiment mais vraiment énervée. Et là, j'ai littéralement explosé. Mais vraiment fort ! A y repenser ce n'était pourtant pas quelque chose de trop grave, ni trop important. Mais c'était la goutte !
J'avais pourtant bien "nettoyé" mes tensions, par des méditations, des siestes, des bains, des balades...
Mais je n'avais pas suffisamment exprimé. J'avais été trop bienveillante envers les autres, en oubliant que parfois je pouvais comprendre l'autre, mais aussi dire que ça m'embêtait, puisque j'avais aussi des besoins.


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Cela m'a rappelé que ne pas râler, pardonner, être bienveillant, c'est bien. Mais que "ne pas râler" ne signifie pas "ne pas s'exprimer". Agir pour notre bien-être c'est affirmer, aussi, nos propres besoins. Ne serait-ce qu'à nous-mêmes. Et donc à agir pour pouvoir y répondre au mieux.



Et vous, vous râlez souvent?
Si vous tentiez le défi... au moins d'une journée sans râler, pour commencer?

 


 

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