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2019-11-16T12:18:00+01:00

"Une séance, s'il- vous-plait ! Et une suspendue" Quand la solidarité s'en mêle.

Publié par Florence Beuken

Je pense que je suis une révoltée dans l'âme depuis très très longtemps. L'injustice m'a toujours semblé insupportable. J'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m'ont permis de saisir des chances et sortir d'un chemin qui aurait pu être tout tracé pour moi.



Pendant mes études, je n'osais sortir de ma réserve pour m'insurger contre la théorie de "l'héritage culturel". Que faisais-je là, sur ces bancs de l'école, s'il y avait cette fatalité de rester dans le niveau social que nos parents nous transmettaient ? Je ne le voulais pas pour moi. Je ne le voulais pas pour les autres.



Ce sentiment d'injustice m'a poursuivie et je le ressens encore régulièrement quand j'entends des personnes me dire "je ne vais pas pouvoir suivre les séances, c'est un peu compliqué niveau budget."


Y a-t-il une fatalité à continuer à aller mal, si ça va mal financièrement?

Certes, je pense que parfois cela peut être une question de volonté. Il y a des choix à faire, et décider d'aller bien peut être une priorité. Je repense souvent à Monsieur O. qui, à 67 ans, faisait deux fois par mois une dizaine de kilomètres à pieds pour venir en thérapie, et prévoyait son budget en fonction de cette "activité nécessaire à son bien-être", malgré une petite retraite.
Pour l'avoir vécu de l'intérieur, parfois ce n'est tout simplement pas possible. On peut retourner le problème dans tous les sens, on peut réduire les dépenses au max, manger des pâtes au beurre en fin de mois (qui commence de plus en plus tôt), on ne trouve pas cet argent qui pourrait nous aider à sortir la tête hors de l'eau.
Il arrive d'ailleurs qu'on ne rentre pas dans les cases de "ceux qui peuvent bénéficier d'une aide", parce que, oui, on peut travailler et "être pauvre", on peut "être propre sur soi et donner le change" mais en crever.

 



Quand j'en ai eu l'occasion, j'ai proposé à des personnes, qui osaient me le dire, de réduire le montant des séances, de les espacer, de faire du troc... Mais je me mettais finalement en difficulté. Et ce n'était pas "juste" pour moi.
Dans les réseaux d'entrepreneurs, j'ai pu constater que d'autres collègues se posaient la même question : comment trouver l'équilibre entre main tendue et respect de soi ?

C'est alors qu'est venue l'idée des "séances suspendues". A l'instar des cafés suspendus, projet initié en Italie il y a quelques années.


Le fonctionnement? Très simple et basé sur la solidarité : une personne qui "passe par là" et en a la possibilité, laisse le montant d'une séance (ou une moitié) pour qu'une personne qui passera par là plus tard, et n'a pas les moyens de se l'offrir, puisse bénéficier de cette séance suspendues.



De mon côté, ça y est, j'ai franchi le pas : une page explicative sur mon site a été créée, un compte paypal entièrement dédié à ce projet a été ouvert. Je n'attends plus que les généreux donateurs...
 


D'ailleurs... saviez-vous que le 3 décembre était la journée de la générosité ("Giving Tuesday" aux Etats-Unis)?
A cette occasion, je ferai une action spéciale pour accueillir de nouvelles personnes. Vous m'aidez?

 

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2019-11-08T17:16:48+01:00

Insufflatrice de paix dans le monde

Publié par Florence Beuken

Il y a quelques jours, lors d'une réunion du collectif Parentalité "Pôp & Co", j'ai eu une illumination.
Encore? Allez-vous me dire. Et bien oui.
L'une des participantes mettait en effet le doigt sur ce qui fait toute la difficulté que j'ai à présenter mon activité professionnelle de manière brève et succincte aux personnes qui me le demandent (et attendent une vraie réponse).


Habituellement, je pars sur du "je suis thérapeute, mais je travaille également comme formatrice, ma spécialité c'est... mais je m'intéresse aussi à ..." Et là, non seulement, j'ai perdu mon interlocuteur, mais je bâille d'ennui de mes longues explications.


Là, il apparaissait bien plus important de miser l'accent sur les bénéfices attendus. De mettre le doigt sur ce qu'on allait changer, ce à quoi on allait arriver, avant même de dire par quels moyens.
Tout l'inverse de ce que j'ai toujours fait.

C'est donc ce matin dans ma douche (l'un de mes deux endroits favoris pour réfléchir, l'autre étant ma voiture) que j'ai cogité : quel était mon objectif, finalement? A quoi est-ce que j'aspirais? Quel était mon grand rêve ? Me sentant une véritable Miss, j'ai ouvert les bras avec grâce et me suis écriée, de ma voix la plus suave "La paix dans le monde !"



Bon évidemment, la paix dans le monde, c'est la réponse bateau, cucul la praline et tout et tout. Mais c'est vrai. Si j'y réfléchis, vraiment, au plus profond de moi, ce que j'aimerais par dessus tout, c'est que tout le monde puisse vivre en bonne intelligence, chacun avec ses différences, ses choix, sa manière d'être ou de vivre ; que l'on arrive à communiquer ensemble, à trouver chacun la voie vers ce qui nous rend le plus heureux sans avoir besoin d'écraser les autres.

Alors bien sûr, je n'ai pas réussi à rentrer dans le micro-short de Wonderwoman. Donc il a fallu que je revoie mes objectifs à la baisse. Puisque je ne pouvais pas sauver le monde, j'allais simplement faire ma part, en sachant que d'autres faisaient la leur, avec des approches différentes, ou similaires.

Et donc pour approcher la paix dans le monde.
J'ai choisi d'apporter la paix dans les maisons.
Et donc la paix individuelle... qui permet la paix relationnelle.



Si je me prêtais à la mode des nouvelles appellations d'activités que l'on voit fleurir sur le net, je pourrais m'appeler "diffuseuse de paix", "diplomate des familles" ou encore "fée un effort tu vois bien qu'il s'exprime".

Pardon, je m'égare... en risquant de m'attirer les foudres de mes collègues, qui plus est !

Mais donc oui, c'est ça que je fais : j'aide les personnes à se sentir en paix avec elle-même, pour se sentir mieux avec les autres".


Mais comment fais-tu cette chose si extraordinaire, Florence?

Et bien, je propose des consultations, individuelles, conjugales, familiales. Je propose également des formations sur les thèmes des émotions, de la communication.
ET comme je suis très sensible au bien-être individuel, dans cette société perfectionniste, je propose une foultitude d'activités pour lutter contre l'épuisement, quel qu'il soit.

 

 





 

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2019-11-04T13:54:58+01:00

Ôtez cette étiquette que je ne saurais voir

Publié par Florence Beuken

 

C'est ma fille, lors de mon anniversaire, qui m'a fait cogiter sur tout ça en me souhaitant ses bons voeux et en me demandant de rester toujours aussi jeune dans ma tête, ainsi que sa maman meilleure amie.
Bien sûr, j'ai trouvé ça touchant. Mais en même temps, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ce qu'on m'a inculqué comme ce que devait être la relation parentale (ou éducative au sens large), ou en tout cas ce qu'elle ne devait pas être : une relation d'amitié !

 

Mettre les lunettes de l'autre pour mieux comprendre ses mots



Puis j'ai réfléchi, et j'ai discuté avec elle de ce qu'elle voulait dire par là. Et donc ce qu'elle mettait derrière cette étiquette : la confiance, le fait de pouvoir parler de ce qu'elle vit, ses émotions, être acceptée et aimée comme elle est, le fait de rire ensemble, passer des bons moments, m'aimer et me respecter, aussi.


Pour moi, cette présence, cette confiance, cet amour inconditionnel, cela fait partie de mon rôle de maman (tel que je le conçois pour moi). Les règles? L' "autorité"? Elle a 14 ans, les règles importantes pour moi, elle les a intégrées. Les nouvelles, celles qui correspondent à son évolution d'adolescente, on en discute ensemble. C'est ce qui fait que j'ai confiance en elle, que je peux lui laisser une certaine liberté.


La confiance qu'elle a en moi? Le fait qu'elle me raconte sa vie, me demande mon avis? J'en suis évidemment ravie. Mais ça, c'est elle. Elle qui choisit de le faire. Elle qui choisit cette part de notre relation.
ça ne durera peut-être pas. Je ne le sais pas, ça lui appartiendra, ça aussi.

 

"Je ne suis pas ta copine !"



Donc cette "étiquette" qu'elle a joliment collée sur notre relation actuelle, elle ne correspond pas à cette phrase que nous avons peut-être toutes déjà prononcée "Je ne suis pas ta copine!" mais à sa définition d'un vécu. Son point de vue à elle, avec ses mots à elle.

C'est pourquoi c'est tellement important d'aller voir ce qu'il y a dessous.

 

Dis-moi quelles sont tes étiquettes, je te dirai ... euh... pas forcément qui tu es



J'ai alors re pensé aux étiquettes que je portais étant enfant.
Je crois que les deux plus grosses étaient "lente" et "timide". Quoique la "sage" prenait pas mal de place non plus.
Elles m'ont poursuivi très longtemps, celles-là. Parfois, je dois encore gratter la colle qu'elles ont laissée.

Oh je ne peux pas donner tort à mes parents, ni à toutes ces personnes qui me les ont appliquées.
J'étais toujours la dernière à terminer mon repas, qui souvent était froid. Je mettais des plombes à terminer mes exercices en première primaire (CP), ce qui me valait souvent d'être surnommée "la limace dans un pot de confiture" par la maîtresse. En sport, n'en parlons même pas. C'était la catastrophe et j'étais toujours la dernière "choisie" lorsqu'on faisait les équipes.

 

Mais ces étiquettes, étaient-elles/sont-elles moi?


Je ne peux pas m'en cacher, c'est vrai que j'ai ces traits de personnalité, ou ce fonctionnement... Mais la formulation n'est, avouons-le, pas très très positive. (La "limace dans un pot de confiture", il y a du level, quand même !)


Avoir ces étiquettes version "bof" m'a donné une image de moi "bof" pendant longtemps. Puis l'envie de me battre contre celles-ci pour ne plus être "timide", "lente", "trop sage" (traduction "chiante comme la pluie") et donc me sentir mal, car je luttais finalement contre ma nature. 


 

C'est pendant mes études pour devenir éducatrice spécialisée que j'ai vu qu'on m'accueillait comme j'étais. Tant mes "collègues" que mes profs. J'étais comme j'étais, il n'y avait pas de moule pour être éduc (contrairement à mes études précédentes pour devenir prof), on partait de ce qu'on était pour offrir le meilleur aux personnes qu'on accompagnait.
Ma timidité est devenue une grande capacité d'écoute, ma lenteur une façon d'être posée et même apaisante. Quant au côté sage, je l'ai gardé pour être dans le respect des personnes... et je l'ai laissé derrière moi pour apprendre à sortir du cadre quand je n'étais pas d'accord, ne comprenais pas ou ne trouvais pas de solution. J'ai transformé mes "étiquettes" en "facettes"... Ce n'est pas quelque chose qu'on m'a collé dessus, c'est moi. Selon la lumière qui s'y reflète ça peut sembler bien ou pas bien (et cela dépend donc du regard de l'autre, pas de ce que je suis réellement !) Je peux les transformer au fil du temps, car il y a l'usure, il y a les choix... Et finalement, c'est très précieux tout ça : un peu comme un diamant.

(Et si Marilyn Monroe dit vrai, je suis donc ma meilleure amie!)

 

 

"Le pouvoir de l'acceptation"



Ces grosses étiquettes moches représentent aujourd'hui encore des parts que je n'apprécie pas toujours chez moi, mais aussi les parts de moi que j'aime le plus parce qu'elles font "moi".



Etre dans l'acceptation de ce que je suis au fond de moi m'a également permis d'être plus en paix avec moi-même. Et si ma timidité me fait encore enrager quand, dans un repas avec des personnes que je ne connais pas bien, je n'arrive pas à parler de tout et de rien sans me mettre la pression, dans d'autres circonstances, comme lorsque je donne des formations, les personnes en face de moi tombent des nues quand je leur avoue ce trait de ma personnalité, ou cette difficulté que je peux encore vivre.

 

 

 

 

 

Des post-it-oeillères (parfois collés avec de la superglue)
 


C'est ce travail sur moi qui me permet aussi, je pense, d'être dans la plus grande ouverture possible face aux personnes. J'ai toujours besoin d'aller plus loin que l'apparence ou l'étiquette mise par d'autres. Pour moi, même si je vois des actes qui ne me semblent pas top, je pense qu'il y a une explication qu'on peut essayer de découvrir. Pour moi, les généralisations tuent. Car chaque personne est différente.

 

C'est dans cette façon d'envisager mon individualité que j'accepte de montrer certaines de mes facettes aux personnes que j'accompagne. Ma fille me disait "mais maman, t'es pas sérieuse?" quand j'ai acheté ma fabuleuse trousse "je peux pas j'ai aqualicorne" !
- Que vont penser tes patients?
- Qu'est-ce que tu penserais, toi, si tu voyais une psy avec cette trousse?
- ça me ferait rigoler, je crois, puis je la trouverais sympa.

Voilà, les personnes qui viennent chez moi, viennent parce que ce je leur propose leur parle. Et comme mon premier outil de travail c'est moi, c'est que ça leur convient. Je n'ai pas à faire la "psy sérieuse à barbe" puisque ce serait jouer un rôle. Si ils trouvent trop bizarre ce que je suis, c'est probablement qu'un de mes confrère avec d'autres caractéristiques leur conviendra mieux !

Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, ceci n'est pas réellement moi.


Cette ouverture, j'en ai d'ailleurs fait l'une des règles que j'explique lorsque je démarre une formation : la règle d'ouverture. Chacun a ses idées, opinions, valeurs... On a le droit de ne pas être d'accord, de ne pas comprendre. Dans ce cas, il est préférable de poser des questions, essayer de comprendre... et toujours sans jugement.

En partant de ce principe, on a tellement à gagner !

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2019-10-29T14:48:45+01:00

"Salut, t'as fait caca?" Ou comment s'enquérir du bien-être de ceux qui comptent.

Publié par Florence Beuken

En discutant par message avec une amie qui venait de vivre pas mal de choses bousculantes, tant physiquement qu'émotionnellement, j'ai eu envie de m'enquérir de son bien-être et tout naturellement, sans y penser, je lui ai demandé comment elle allait.

En l'écrivant, j'ai eu cette réflexion "Mais purée, Florence, elle ne va pas, elle se pose enfin ! Et c'est ça qui est bon !"
Le hamster dans ma tête a alors sauté dans sa petite roue et entamé sa course folle.

 

J'apprends encore, et de plus en plus, à être dans le moment présent, dans la pleine conscience, à savourer les moments à parfois ne "rien faire" sans culpabilité... C'est également mon credo quand j'accompagne les personnes en burn out. Je pensais être consciente de la culture de la perfection, de la pression dans laquelle nous vivons, mais n'avais encore jamais remarqué que cela allait jusqu'à ces simples mots !
Comment ça va ? Non mais oh même là on doit être dans l'action, on doit "aller", être en mouvement.

A mes patients qui arrivent en séance, c'est ma première question, rituelle "Comment allez-vous ?", dans ce moment où ils posent pourtant enfin leurs fesses dans mes fauteuils douillets pour une heure dans leur semaine...
Certes, cela peut sembler ridicule, anodin. Mais ... le pouvoir des mots, quoi !

 



J'ai eu envie de partager cette réflexion sur ma page Facebook. Et là, une explication m'a été apportée. Même si, après une rapide recherche sur le net, j'ai pu voir que celle-ci était historiquement contestée, je l'ai trouvée assez intéressante. Elle daterait de la fin du moyen-âge, époque où la médecine générale s'ouvrait au plus grand monde et où les médecins prenaient la mesure de l'état de santé de leur patient en leur demandait "Comment ils allaient à selles" puisque "si le caca va, tout va" (celle-ci elle est de moi, je vous en fais cadeau!)


Certes les sites "docticissants" font se prendre beaucoup d'entre nous pour des médecins, mais quand même, pourquoi avoir gardé cette expression ? Parce que, souvent, quand nous demandons aux personnes comment elles vont, nous pensons à l'humeur, au moral, à la vie, plus qu'à la santé... Et, peut-être même, si j'en crois l'aveu de quelques personnes, qu'il ne s'agit que d'une formule de politesse qui n'attend pas de réponse réelle, laquelle rendrait mal à l'aise si toutefois elle était négative.

J'ai alors décidé de pousser (pardon pour ce jeu de mot très limite) un peu plus loin ma réflexion en allant chercher du côté de la médecine chinoise. En effet, j'aime cette approche car elle considère corps et mental intimement liés. Et même si en occident nous ne nous ouvrons que très timidement à cette vision de la santé globale, il faut avouer que dans le langage courant, certains signes nous montrent que nous n'y sommes pas aussi fermés qu'on pourrait le croire. (Vous n'avez jamais prononcé le fameux "Pète un coup, ça ira mieux", vous? )

Toujours est-il que les intestins, et tout ce circuit de la digestion représente, émotionnellement la facilité, ou la difficulté, à évacuer des choses, des crasses, à être, quand ça bloque, dans la frustration, les contrariétés... Ces choses que, finalement, on ne "digère pas". On parle même, de façon assez poétique, d'une "décantation de l'impur". Dit comme ça, ça semble si limpide (l'explication, pas... enfin vous voyez !)

Donc finalement, réalité historique ou non, quand nous demandons aux gens comment ils vont, cela revient un peu à dire "C'est ok, tu as bien évacué toutes les crasses de ta vie?" ou encore "tout est digéré? derrière toi?"



Ça me fait d'ailleurs penser à une époque où je concentrais toutes mes consultations en une journée, et où je commençais donc très tôt. Une amie avait beaucoup ri à cette anecdote que je lui avais racontée sur mon rituel de la journée : "quand j'arrive au centre de consultations, je dépose mes affaires dans mon bureau et je file aux toilettes. C'est nécessaire, un peu comme si je me débarrassais de mes soucis pour être ensuite entièrement disponible pour les patients." Quand j'y repense, je me dis que les chinois m'auraient donné raison. Et peut-être même les médecins moyennageux ! :D
(Inutile d'imaginer : je démarre maintenant mes journées plus tard, donc mon rituel est différent. Quoique si ça peut vous aider à être moins intimidé pour venir en consultation, libre à vous ! :D)

Outre ces considérations très pipi-caca (je dois avouer être encore très connectée avec ma Florence-de-5-ans-intérieure), je voudrais quand même revenir à ce poids des mots. Un des followers de ma page faisait le lien, à juste titre, avec cette question que l'on pose régulièrement pour faire connaissance : "que fais-tu dans la vie?" Mafalda ou John Lennon avaient des réponses que j'aime beaucoup. Mais nous, nous nous focalisons la plupart du temps sur notre profession. (Et je ne vous raconte pas le temps de silence voire de malaise lorsque je leur réponds) Ne sommes-nous que ce que nous faisons comme boulot? Ne sommes-nous que ce que nous faisons? Quelle tristesse de ne voir que cela...

Source pinterest



Je ne sais pas encore comment formuler différemment mes questions pour entrer en relation avec les gens. Mais une chose est sûre mon hamster dans ma tête m'a aidée à vouloir changer ces mots, pour les rendre plus alignés avec ma pensée, mon intention...

Certes, je vais passer pour une folle si je demande aux gens que je rencontre "Etes-vous heureux?" ou encore "Qui êtes-vous?" Pourtant ce sont les vraies questions que j'ai envie de poser...
Peut-être commencerais-je par "Comment vous sentez-vous?" aux personnes qui me connaissent déjà un peu?


Et vous, qu'en pensez-vous? Quelle intention mettez-vous dans vos "ça va?" Aimeriez-vous aussi changer les mots?
Et si on se créait un nouveau lexique?




 

 

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2019-07-10T11:43:57+02:00

« La loi anti-fessée », dans les journaux, ça m’énerve !

Publié par Florence Beuken

 

Je dois avouer que je ne suis pas énormément l’actualité. Si une journaliste de Radio Classique ne m’avait pas appelée pour en parler, je n’aurais appris, comme tout le monde que la fameuse loi qui a fait couler beaucoup d’encre allait passer, le mardi 2 juillet.

Depuis, j’ai pu voir avec plaisir que beaucoup de médias s’en réjouissaient. Ce qui est une très bonne chose, sachant que cette loi n’est pas au pénal et a donc essentiellement une fonction symbolique avec pour but de faire changer les mentalités sur notre vision de l’éducation.

Ce qui est une nettement moins bonne chose quand on considère que la totalité des articles que j’ai vu passer sur les réseaux sociaux se réjouissaient en fait du passage de « la loi anti-fessée » !

Excusez-moi, mais (heureusement nous ne sommes plus dans le « mois sans râler »), mais j’ai un peu de mal à contenir ma colère quand je lis ça !



Pourquoi ce n’est pas la loi anti-fessée ?

Parce que c’est la loi anti-veo (violences éducatives ordinaires), et non pas uniquement « fessée ». C’est-à-dire que chaque acte teinté de violence (un peu, beaucoup) et qui est utilisé dans un but éducatif est une veo. Donc oui le « je vais t’en foutre une bonne, tu comprendras mieux » en fait partie, mais pas seulement.

On évolue sans cesse sur la connaissance de l’homme, de son évolution, de son développement, de ses besoins. C’est ainsi que les recherches en neurosciences affectives ont fait des découvertes importantes ces vingt dernières années sur l’évolution du cerveau de l’enfant et son développement émotionnel. Ces recherches, expériences et études ont permis d’affirmer un certain nombre de principes sur l’éducation donnée à nos enfants, qui remettent en cause ce que nous avons appris, et probablement nous-mêmes reçu. Et le changement, ça secoue, ce n’est pas toujours facile de l’accepter.

Nous savons par exemple qu’un enfant n’est pas encore capable de contrôler, gérer et comprendre ses émotions avant l’âge de 5 à 7 ans. Il a besoin qu’on l’accompagne, qu’on reconnaissance et nomme l’émotion dans laquelle il se trouve (on parle même de « tempête émotionnelle »). Il a également besoin que l’on réponde à ses besoins (dès les premiers jours et mois, cela lui permet d'ailleurs le lien d'attachement de se construire, c'est ce lien qui lui permettra plus tard d'accéder à l'autonomie et d'entrer positivement en relation avec les autres.)



Les personnes qui remettent en cause cette vision des choses s’arrêtent souvent uniquement à ces deux aspects de reconnaissance des émotions et écoute des besoins. C’est une erreur. Car l’enfant a évidemment aussi besoin de repères, de limites, d'un cadre et il est important de lui apprendre, au fur et à mesure de son développement, à avoir un comportement acceptable malgré l’émotion désagréable.



Cela donne donc :

« Je vois que tu es en colère, je comprends… mais je ne suis pas d’accord que tu frappes les autres. »
-> Je reconnais l’émotion

-> Je rappelle la règle (et je sanctionne si nécessaire).



Pour reprendre l’exemple de la fessée, ce serait non seulement nier l’émotion (et donc ne pas permettre au cerveau de maturer pour gérer lui-même l’émotion plus tard) mais en plus faire usage de violence, ce qui n’est pas admissible. (Il n’a pas le droit de frapper, pourquoi pourrions-nous le faire ?)

En allant plus loin, il n’y a pas que la fessée qui est violente. Et c’est là aussi toute l’évolution de la vision que l’on a de l’éducation.

En effet, les violences peuvent effectivement être physiques (fessée, tirer l’oreille, tape sur la main…)
mais également psychologiques. Et là, ça se joue dans les phrases, les attitudes que l’on peut avoir. Tout ce qui va donner là l’enfant le sentiment d’être rejeté, humilié, non pris en considération, pas respecté… Car oui, il est un enfant, mais est-ce une raison pour user de notre pouvoir d’adulte sur lui ? N’a-t-il pas droit lui aussi, en tant qu’être humain, d'être considéré ?


Ainsi, on va reconsidérer une série de pratiques, que l’on utilise souvent sans même y penser, « parce qu’on a toujours fait comme ça » : la mise au coin, le chantage (« si tu fais ce que je t’ai demandé, tu auras un jouet ») voire le chantage affectif (« si tu aimes maman, mange ces choux de Bruxelles »), la non-prise en compte des besoins (« termine ton assiette ») ou des émotions (« oh arrête de pleurer »), l’humiliation (« que tu es laid quand tu pleures »)…

Pour mieux comprendre ce qui est violent ou non, je propose souvent de transposer à des relations entre adultes. Comment vivriez-vous qu’on vous dise d’arrêter de pleurer, qu’on vous donne une tape sur la main quand vous voudriez plonger une dernière fois dans le paquet de chips, qu’on vous dise de manger ces yeux de porc si vous aimez vraiment votre hôte (oui, la répulsion peut être la même que pour les choux de Bruxelles !) ou qu’on vous mette au coin parce que vous avez ramené de la terre dans le salon en rentrant du jardin ?
Ce serait hors de propos, vous seriez blessé, voire très en colère ? Et bien, c’est la même chose avec des enfants. En outre, rien ne prouve que cela aide à faire rentrer les règles et le savoir-vivre dans leur petite tête blonde, bien au contraire.

 

 


« On n’en est pas morts »

Beaucoup des personnes qui restent réfractaires à cette approche éducative diront qu’enfants, ils ont reçu des fessées, qu’ils sont allés au coin, qu’on leur a crié dessus… et qu’ils n’en sont pas morts. C’est vrai, mais on ne souhaite pas à nos enfants qu’ils survivent seulement.
D’autres diront même qu’ils en ont reçu quelques-uns, mais que c’était nécessaire, sinon ils auraient mal tourné. C’est possible aussi, mais souhaite-t-on que notre enfant évolue dans la peur, ou dans la conscience du bien et du mal ?

Puis, utiliser consciemment la violence dans un but éducatif, c’est prendre le risque de basculer dans la maltraitance. Et personne ne le souhaite.



En outre, souvent on se souvient de la méga punition/gifle/fessée, mais on ne sait plus exactement pourquoi on l’a reçue… Alors que le rôle d’une sanction est justement que l’on prenne conscience du comportement inacceptable. Une sanction qui a du sens, qui permet de réparer, de réfléchir (pas avant 5-6 ans, car pareil, le cerveau n’est pas assez mature pour ça), permet vraiment de comprendre et d’intérioriser la règle.

 


Ça m’a échappé !

Le fait de focaliser sur la fessée interdite risque également de culpabiliser des parents qui seraient pourtant bienveillants. Ils savent que la fessée ne sert à rien, mais ce jour-là, épuisés, à bout, paf, elle est partie. Bien sûr ce n’est pas top. Mais ça arrive, et souvent on s’en veut.



Se dire qu’en plus on est hors la loi, c’est aller tout droit dans la chute libre de confiance en soi (et les parents d’aujourd’hui en manquent déjà). Or il y a une différence entre « utiliser consciemment la fessée comme méthode éducative » ou être débordé par ses émotions et le faire malgré soi.

Bien entendu, il ne faudrait pas que cela devienne une habitude, si c’est le cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner. Mais si c’est occasionnel, comme pour une bêtise de votre enfant, réparez. Excusez-vous auprès de votre enfant, dites-lui que vous ne vouliez pas mais que vous ressentiez de la colère, de l’exaspération ou autre… S’excuser auprès de lui n’est pas un signe de faiblesse, au contraire. Les adultes aussi font des erreurs, et le reconnaître est un très bon exemple pour votre enfant.

 



Et maintenant que la loi est passée ?

La loi est passée. Les journalistes donnent cette mauvaise image qui fait que les sceptiques se renferment encore plus dans leurs arguments. Ceux qui ont envie d’en savoir plus lisent des articles, se documentent. Mais souvent ils connaissaient déjà un peu tout ça.

Selon moi, il est vraiment urgent d’aller un peu plus loin. Une loi, c’est bien joli. Mais c’est de prévention dont nous avons besoin, de sensibilisation. Mais aussi et surtout qu’on aide les parents à savoir quoi faire, à la place de ce qu’ils « ne peuvent plus faire ».

 

 

Et vous, qu'en pensez-vous?

 

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2019-04-25T15:39:38+02:00

Mon défi "un mois sans râler"

Publié par Florence Beuken

Il y a maintenant un mois, j'ai découvert que des journalistes belges avaient lancé le défi "un mois sans se plaindre".
Je reste une grande gamine et j'adore les défis... je dois aussi avouer qu'il me parlait plus que "le mois sans boire d'alcool" (qui tombe toujours le mois où justement il y a plein d'invitations, d'anniversaires et autres festivités), le "mois sans sucre" ou encore le "mois sans sexe" (je plaisante, celui-là je n'en ai jamais entendu parler... mais je ne serais qu'à moitié étonnée :D)

Du coup, à l'instar de Jacques dans "la cité de la peur", j'ai dit "Banco" !
Et dès le premier avril, sans blague, je me suis engagée à ne pas me plaindre et, par extension, ne pas râler.

Et en fait, ça a été super facile !
(J'aime les défis, mais je n'aime pas perdre, donc je n'allais pas me lancer dans un truc impossible non plus!)

 

Je vous explique ce que j'ai mis en place? Suivez-moi !

 

Je suis quelqu'un de relativement optimiste, zen, bienveillant... Donc c'était déjà un bon terrain pour démarrer cette expérience. Cependant, si certains traits font partie de ma personnalité depuis longtemps, d'autres sont le fruit d'un réel travail sur moi. C'est pourquoi, j'ai voulu m'aider de plusieurs outils mis à ma disposition et qui pourront vous aussi vous aider.
Les différents principes que j'ai veillé, plus encore que d'habitude, à respecter durant ce mois sont :

 

C'est rarement grave !

via GIPHY

 

 

On est souvent confrontés à des choses embêtantes, stressantes, agaçantes... Et notre erreur est de toutes les mettre sur un pied d'égalité, de leur laisser nous mettre dans un état incroyable de tension (a fortiori si on est déjà tendu/stressé/fatigué à la base).
Cette petite question qui peut paraître innocente nous permet de relativiser. Ce truc sur lequel je râle, ce truc qui me fait grincer des dents, est-ce qu'il est grave? Dans 99,999999...% des cas (environ) la réponse sera non. Certes c'est ennuyeux, énervant etc, mais ce n'est pas grave ! Alors autant garder mon énergie pour des choses vraiment importantes !

 

Si j'élargissais mon angle de vue?

Quand on râle, quand ça ne va pas, quand on vit ou voit un truc pas cool, on a vite tendance à focaliser dessus. Puis à ne plus voir que ça. Quand le climat n'est pas top, que la relation n'est pas au beau fixe, on va focaliser sur tout ce qui ne va pas, tout ce que l'autre fait mal, tous les trucs qu'il a oubliés, pas fait, mal fait... Et on finit par se persuader que la vie (ou cette personne) est nulle.
Souvent, quand je reçois des couples qui ne vont pas très bien, je leur demande de "se forcer" à voir aussi les belles choses, les trucs sympas, les qualités de l'autre... Même si ça peut paraître artificiel au début. Même si on reste super agacé par tout le reste.
Quand je reçois des personnes au bout du rouleau, je leur demande de penser, le soir, à trois choses qui ont été cool dans leur journée. Même des tout petits machins.
Parce que même s'il y a du nul, il y a toujours la possibilité de voir du chouette. Et penser que malgré tout ça il y a quand même du chouette, ça ajoute un peu de lumière... et donc de sourire et d'énergie...


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De mon côté, dans ce défi, je me suis aidée de l'application SMYLIFE. Celle-ci consiste à indiquer, chaque jour, les éléments positifs et les éléments négatifs que l'on a vécus. Je ne vous cache rien, il y a eu des choses négatives, et parfois même des jours où la liste pouvait être impressionnante. Mais j'avais à cœur de toujours trouver plus de choses positives que négatives.

 



Prends de la distance si le problème ne t'appartient pas

Ce principe est celui qui est le plus récent pour moi. Il vient d'une réflexion sur le pardon où grâce à quelques lectures dont je parlerai dans un autre article, j'ai pu comprendre que la colère, la rancoeur (ou ces émotions que l'on ressent en réaction à ce que quelqu'un nous a fait) sont en fait un poison que nous répandons en nous "parce que quelqu'un a commis quelque chose qui nous a fait du mal". C'est finalement comme s'infliger une double peine. Et, avec de gros raccourcis, pardonner, ce n'est pas accepter ou cautionner cette "faute commise", mais se défaire de ce poison. 
Personnellement, essayer de comprendre que certains actes avaient été commis parce que la personne n'avait pas la possibilité psychique de faire autrement à ce moment-là, que ce n'était pas "contre moi" ou "en dépit de moi" , m'a permis de pardonner des choses que je jugeais depuis très longtemps comme impardonnables et m'a libérée de poids parfois très lourd.

Par rapport à ce défi, pour parler de choses plus légères, cela m'a permis, par exemple, de passer outre la mauvaise humeur de mon conjoint certains jours. Et simplement faire, ces jours-là des choses pour moi, au lieu d'essayer de forcer la communication, le faire relativiser sur les choses alors que lui a juste envie de râler, ou me vexer parce qu'il ne prend pas ma compagnie comme le truc-le-plus-merveilleux-au-monde-qui-lui-redonne-le-sourire-quoi-qu'il-arrive. (Vous aussi vous avez cette attente parfois? ;) )

 

Manipule ton cerveau

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Pour garder le sourire, l'énergie, la motivation, on peut avoir besoin d'un coach. Imaginez ce bellâtre (tant qu'à faire) qui viendrait nous répéter régulièrement à quel point nous sommes formidables !
Et bien c'est possible (option bellâtre en moins. Quoique si vous connaissez, donnez-moi le tuyau !)

J'ai depuis quelques temps indiqué des phrases positives dans mon bureau et dans certains de mes nombreux carnets. Régulièrement, même si cela peut sembler farfelu, je me complimente !
J'ai également trouvé une autre appli, TOOBEE, qui permet de programmer des pensées positives qui seront affichées à intervalles réguliers (à choisir) sur l'écran de notre téléphone. Celles-ci sont à sélectionner, selon nos besoins, dans les thématiques de la gratitude, de la confiance en soi, la joie de vivre, la détente... ou à écrire soi-même.
Ainsi, la semaine passée, par exemple, j'ai reçu chaque heure, au son doux d'un mini gong, "Je mérite d'être heureuse". Lors des premières réceptions, cela fait sourire, surtout si justement à ce moment-là on doutait, on rencontrait une difficulté ou on ressentait une émotion désagréable... Puis, à force, cela rentre, et cela "sonne" comme une vérité, parce que malgré tout, notre cerveau, il est un peu con-con parfois : il croit et enregistre tout ce qu'on lui dit, et plus on lui répète, plus il l'imprimera ! (Toutes ces étiquettes que vous traînez depuis l'enfance, par exemple ! )
Testez, vous me direz !

 

Fais le point sur ton état émotionnel

Régulièrement se demander comment on se sent, ce que l'on ressent, quelles sont nos émotions peut être un bel indicateur de nos besoins. Sur quoi serait-il bon d'agir?
Ne pas râler ne signifie pas être toujours joyeux, plein d'entrain. Non, nous restons des humains, nous avons des besoins qui peuvent ne pas être assouvis et il est important d'être acteur de notre bien-être, de pouvoir agir pour aller vers un mieux.

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J'ai pu me rendre compte à quel point, même pour les adultes, il peut être difficile d'identifier ses émotions.
Pour cela il existe divers outils. Ceux que j'utilise le plus souvent : les émoticartes, la roue des émotions.
Mais également, une appli, encore : DR MOOD. Chaque jour, vous répondez à une série de questions qui permettront au Dr Mood d'établir son diagnostic. Il vous expliquera alors ce qu'est cette émotion, ce vers quoi elle risquerait de déboucher si elle perdurait, il vous donnera quelques conseils et vous proposera même quelques tips alimentation, lecture, ciné et sport en lien avec cette émotion.
Vous pourrez également enregistrer votre résultat, avec quelques notes perso, pour suivre votre évolution au cours des jours et des mois.

 

 

Prends soin de toi

Les effets du stress et des émotions désagréables, des inquiétudes vont se marquer dans votre corps... Il est donc utile de prendre soin de vous. A la fois physiquement, en évacuant les tensions corporelles, de la façon qui vous convient : de façon très "physique" (sport, danse, défoulage...) ou plus "calme" (respiration, pleine conscience, méditation, cohérence cardiaque, un bon bain ou simplement canapé-netflix...), mais aussi à niveau des pensées (s'organiser différemment, exprimer ses besoins aux autres s'ils sont impliqués, écrire toutes nos inquiétudes ou ruminations...)


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C'est un peu comme faire un nettoyage : si nous ne le faisons pas régulièrement, la moindre tension supplémentaire va venir former une couche de plus. Plus la couche est épaisse, plus on risque de râler, s'épuiser, commettre des impairs...

 

 

 

Tous ces principes m'ont permis de réussir le défi... jusqu'au 21 avril !

Et je suis heureuse d'avoir connu deux couacs, car cela me permet d'avancer encore un peu dans la compréhension des choses et de moi-même.

Le premier couac a eu lieu dans ma voiture.

 

Ce qui se passe dans ta tête... se passe quand même !

 

Car, comme de nombreuses personnes calmes, je me transforme en monstre une fois dans ma voiture.
J'avais appris à intérioriser depuis une dizaine d'années après qu'une petite voix de fillette de 4 ans était sortie de nulle part (ou plutôt du siège auto à l'arrière) et m'avait dit, alors que je ruminais : "C'est un connard, le monsieur, maman?" Mais malgré tout, je continuais de beaucoup râler sur les autres conducteurs. Et ce 21 avril aussi.

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J'ai alors repensé au défi en me disant, intérieurement aussi, pour me dédouaner : mais là ce n'est pas grave, personne ne m'entend !
MAIS SI c'était grave : parce que mes râleries, moi je les entendais, moi je les ressentais, moi je me mettais sous tension ! Donc pour mon bien-être à moi, cette excuse n'en était pas. Ces râleries me faisaient autant de mal que si elles étaient adressées à quelqu'un qui pouvait m'entendre. (Si ce n'est qu'en principe, il n'y avait pas de risque d'escalade.)
Mon nouveau défi serait donc d'apprendre à garder mon calme en voiture.

 

 

Toujours nettoyer au fur et à mesure !



Ensuite, le soir du 21, il y a eu un petit truc qui m'a vraiment mais vraiment énervée. Et là, j'ai littéralement explosé. Mais vraiment fort ! A y repenser ce n'était pourtant pas quelque chose de trop grave, ni trop important. Mais c'était la goutte !
J'avais pourtant bien "nettoyé" mes tensions, par des méditations, des siestes, des bains, des balades...
Mais je n'avais pas suffisamment exprimé. J'avais été trop bienveillante envers les autres, en oubliant que parfois je pouvais comprendre l'autre, mais aussi dire que ça m'embêtait, puisque j'avais aussi des besoins.


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Cela m'a rappelé que ne pas râler, pardonner, être bienveillant, c'est bien. Mais que "ne pas râler" ne signifie pas "ne pas s'exprimer". Agir pour notre bien-être c'est affirmer, aussi, nos propres besoins. Ne serait-ce qu'à nous-mêmes. Et donc à agir pour pouvoir y répondre au mieux.



Et vous, vous râlez souvent?
Si vous tentiez le défi... au moins d'une journée sans râler, pour commencer?

 


 

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2019-03-08T13:55:21+01:00

Il ne changera jamais !

Publié par Florence Beuken

Qu’est-ce que j’ai pu entendre cette phrase en thérapie. A propos du conjoint, de l’enfant, d’un parent, parfois d’un collègue.
Parfois, c’était le conjoint emmené de force en thérapie conjugale qui, la mâchoire serrée, le regard droit, affirmait « qu’il était comme ça et puis c’est tout ».

Parfois c’était la personne elle-même qui, désespérée, m’affirmait qu’il était trop tard pour changer…

 

Alors c’est vrai, on ne change pas.
Mais c’est faux aussi, on peut changer.
(Oui, je sais, je reste une spécialiste des réponses nuancées, on ne me changera pas huhuhu)

 


On ne change pas
 


On reste le même, on garde son identité, ses valeurs. Il y a des choses qui font de nous qui nous sommes, notre essence, en quelque sorte.



On peut changer

Car tout au long de notre vie, nous évoluons. Il y a les choses que nous avons apprises de manière consciente, à l’école, dans notre profession, dans nos loisirs, par nos lectures, par exemple…
Puis tout ce que nous avons appris de manière inconsciente. Notre comportement, la manière de nous positionner par rapport aux autres, notre vision culturelle de l’homme et de la femme…
Et tout ça, nous pouvons aussi apprendre à faire différemment, si ça nous pose problème. Et j’insiste sur le FAIRE (qui n’est pas ETRE).

 

Une erreur de formulation

 

Cette confusion nous vient de loin, dans notre éducation. Nous avons pu entendre des choses comme « Sois sage », « Il est colérique », « C’est un sacré numéro », « Quel boudeur »… Donc on a continué d’obéir à cette étiquette qui nous était collée sur le front et on en a fait une définition de nous, de notre identité.

Et comment imaginer défaire ce que l’on est ?



Alors que « il exprime son mécontentement », « il ressent très fort les choses », « cette remarque l’a touché »… seraient des termes plus juste par rapport aux observations faites.

En outre, si on fait quelque chose, on peut apprendre à faire autrement.

 

Dans le couple

 

Cet article m’a été inspiré par un couple que j’ai reçu récemment. Elle, au bord de la rupture, me disait « Non, mais là il fait des efforts, mais au bout de quelques jours, je sais comment il agira à nouveau. » Et lui, qui pourtant voulait éviter cette rupture, de me confirmer « Elle me connaît par cœur. »

Là, j’ai repensé à tous ces changements dont j’ai été témoin.

Cet homme détruit par le départ de sa femme qui a fini par se reprendre en main, à comprendre ce qu’elle lui avait reproché et a décidé de changer sa façon de faire, pour lui, parce que ça le rendait plus heureux, et qui a fini par retrouver sa femme un an plus tard.
Ce couple qui se déchirait et qui a simplement appris à communiquer.
Cette femme qui venait seule en thérapie conjugale et qui, à force de changement dans son comportement à elle, a généré des changements chez son compagnon, venu en thérapie pour la dernière séance où ils ont expliqué être même retombés amoureux.
Cette jeune femme qui a décidé de ne plus suivre la voie qu’on lui traçait et a plaqué copain et boulot pour se créer la vie qu’elle voulait.

 

 Un jour mon prince viendra...

Il y a un phénomène chez les couples, c’est le syndrome du conte de fées. La femme est une princesse, elle attend le prince charmant qui, certes, va galérer un peu pour pouvoir la conquérir, mais après ... « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Sauf qu’on ne nous dit pas que pour vivre heureux (en plus, avec beaucoup d’enfants, ils ont quand même dû y mettre un peu du leur ! Mais nous, naïvement, nous croyons que si l’Amour est là, tout va.
Combien de fois n’ai-je pas entendu (et petite confidence, j’y ai même cru à une époque) que « si on s’aime vraiment, il ne devrait pas y avoir d’effort à faire. »

 


Et bien si ! (Désolée, je n'y vais pas par quatre chemins)
Parce qu’une fois qu’on a arrêté d’être ébloui par toutes les qualités de notre prince(sse), qu’on a regardé un peu autour de ses yeux dans lesquels on était plongés, on voit tout ce qui ne nous plait pas, tout ce qui est différent de nous, voire ce qui est trop semblable, tout ce qu’on ne comprend pas, tout ce qui fonctionne différemment, on a l’impression que le prince s’est transformé en crapaud (et la princesse en sorcière)… et il va falloir composer avec tout ça.

 

 

Adaptation, mais pas soumission



Certains ont les capacités de s’adapter assez facilement, et tout roule sans parfois s’en rendre compte (mais c’est rare, il faut bien l’avouer). Parfois c’est l’un des deux qui va s’adapter plus que l’autre, et il arrive souvent un moment, plus ou moins lointain, où il finit par en avoir marre, l’exprime … et l’autre ne comprend rien à ce qui arrive. D’autres vont abdiquer. D’autres vont vivre dans un climat très tendu, se disputer très souvent. D’autres encore vont accepter de se remettre en question et apprendre, tout simplement, une façon de vivre agréable pour les deux.

Le changement doit évidemment porter sur notre façon de réagir, de communiquer, d’organiser notre temps… elle ne doit pas porter sur qui nous sommes au fond de nous. S’asseoir sur nos valeurs pour garder l’autre envers et contre tout ne pourra pas nous rendre heureux, du moins, pas à long terme. Donc acceptons de changer le « faire » et non l' "être" (et faisons bien la différence entre les deux ;) )

 

Tenir bon

Mais pour ça il faut être volontaire. Et acteur. (Attendre que l'autre fasse tout, c'est bien joli, mais il va probablement se lasser : lui aussi a le droit de vouloir "être gagnant" dans l'histoire.)
Et au début c’est difficile, parce que même en étant super motivé, investi et tout et tout... ça fonctionne rarement immédiatement.

C’est aussi, souvent, un fonctionnement que l’on a créé à deux, qui nous a convenu pendant un moment, pour plein de raisons. Et comme on connaît ce fonctionnement, il est très naturel d’y revenir, d’y être vraiment vraiment tenté. Parce que même si c’est nul, ce qu’on connaît être sécurisant, confortable
Vouloir changer, c’est accepter de passer par un moment de flou, de tâtonnement. Parfois de petits retours en arrière. Par un moment où on cherche, on crée de nouveaux repères.

Mais le changement, c’est (non, pas "maintenant", quoique…) POSSIBLE !

 


(Sinon, je devrais changer de boulot ;) )
 

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2019-01-21T14:00:16+01:00

Emerveillement Vs adolescence

Publié par Florence Beuken

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été rêveuse. A l’école primaire, j’ai souvent entendu « Florence, tu es dans la lune ». Au collège, j’écoutais le prof d’une oreille, mais mon attention était surtout happée par tout ce que j’observais par la fenêtre.

Plus tard, j’ai choisi un métier qui me permettait de garder cette part d’émerveillement, cette « âme d’enfant » : quelle meilleure excuse pour jouer que d’être éducatrice ? Encore aujourd’hui, en consultation avec les enfants, je passe beaucoup de temps assise par terre à jouer avec eux, passant de « je m’éclate avec eux » et « j’observe ce qui se passe pour eux ».



Et passant d’une sorte d’extra-terrestre à une adulte qui s’assume, j’ai appris, intégré cet émerveillement des petites choses à mon quotidien. Cela faisait partie de moi, j’aimais.

Quand ma fille est née, j’ai eu à cœur de lui partager ces « waaaa regarde ça » et quel bonheur le jour où elle m’a dit, de derrière, toute minuscule, dans son grand siège auto : « maman, ‘garde, les nuages, c’est beau ! »

Je me souviens aussi, un jour après l’école, où j’avais arrêté la voiture pour aller cueillir un bouquet de fleurs des champs et où elle m’avait dit « maman, la vie est belle avec toi ! »

Depuis 3 ans, après avoir quitté ma Belgique natale pour m’installer en région lyonnaise, je me sens un peu comme en vacances. Et quand je voyage un peu, le plus souvent pour aller donner des formations dans des villes que je ne connais pas encore, quand je traverse les petits villages, quand je m’approche des montagnes, je suis régulièrement bouche bée en regardant les paysages.


J’ai une passion pour les nuages. Les montagnes me donnent une sensation de plénitude. Les petits villages typiques me font dire « on dirait qu’on est en vacances ? Et bien non, maintenant c’est chez nous ! » Il m’est même régulièrement arrivé d’avoir les larmes aux yeux en regardant autour de moi.


Et souvent, lorsque je le pouvais, je me suis arrêtée pour prendre une photo, histoire de partager « cette si belle image, tellement belle que ça serait injuste que je sois la seule à la voir. »




C’est pourquoi, mercredi, j’ai vécu un moment difficile.

Je conduisais ma fille à son cours de danse, à la MJC.

Et, m’extasiant encore, en mode « En Vacances ? Et non, chez nous ! », voilà ti pas (mais quelle sotte alors !) que je demande à mon ado de fille : « Alors, tu te sens encore en vacances quand on passe ici ? »

 

- Ben je passe tous les jours en bus, ici.

- Oui, mais ça ne t’empêche pas de trouver ça toujours beau.

- Mouais.

- Regarde là, par exemple (pointant mon doigts vers le haut, à droite)

- Mh… C’est un immeuble !

- Mais non, derrière, regarde, un château en ruine, avec le ciel tout bleu derrière.

- …

- (Là, je commence à m’exciter, je gigote dans la voiture) Imagine tout ce qui a pu s’y passer dans ce château, toutes les histoires…)

- J’aime pas l’histoire-géo.

-

Mais quelle déception !

J’essaie de me dire que c’est juste une passe. (Mon imitation des "ados blasés l'a en tout cas fait rire !) Que dans quelques années, elle retrouvera cet émerveillement. Ou qu’elle osera à nouveau l’assumer devant sa mère !



Et vous, qu’avez-vous vu de beau aujourd’hui ?

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2019-01-18T19:43:27+01:00

La chance d'être malade !

Publié par Florence Beuken

Je n’ai plus écrit depuis quelques temps, j’ai aussi été moins présente sur les réseaux sociaux. Et pour cause, une maladie présente-depuis-un-moment-mais-qui-a-décidé-de-frapper-plus-fort-parce-que-je-ne-l’écoutais-pas m’a un tout petit peu fatiguée. Les causes ne sont pas exactement les mêmes, mais les symptômes, finalement sont très proches du burn out. En attendant le traitement, je n’ai plus eu d’autre choix que de lever le pied.

Après un peu de résistance, un peu de colère, d’agacement, de sentiment d’impuissance, j’ai accepté ce nouveau rythme de vie.
Et au final, tel le scribe dans Astérix et Cléopatre, j’ai envie de dire merci ! Merci la vie, merci la maladie.

Est-elle folle ?

Peut-être un peu, je l’avoue. Mais cette « folie » est une amie bien utile dans un quotidien pas toujours rose (« normal » donc…). Quoi qu’il en soit, j’avais envie de vous partager tout ce que cette pause m’a permis de faire.

Vivre l’instant

Etre perpétuellement en mode zombie m’a obligée à vraiment me poser. A accueillir le fait de devoir, dans un premier temps, dormir 17h par jour. Arrêter de râler sur tout ce que je ne pouvais pas faire et me dire que ces moments de glande assumée, je ne me les permettais pas assez souvent. (Bon, j’avoue que les 17h de sommeil, ça va bien un moment, j’étais contente que ça diminue progressivement !)
 


Par la suite, mon énergie n’étant quand même pas extraordinaire, j’ai apprécié de fonctionner en mode « slow life », je me suis créé des petits rituels. Parfois prendre un bain. Parfois simplement me préparer une atmosphère sympa, bougie, encens, tisane, pour comater sous mon plaid (un plaid à manches, le top du top, je vous le conseille) dans le canapé.


Et, là, savourer le temps comme suspendu, prendre conscience de chacune de sensations : l’odeur de l’encens ou des huiles de mon brûle parfum, la lueur de la bougie, la douceur de mon plaid (non mais vraiment, topissime ce plaid !), me tartiner d’une crème qui me fait la peau toute douce, écouter de la musique qui me plait, ou même simplement le silence ou le ronronnement de mon chat…
Ce sont des petites choses qui, au final ne prennent pas (ou pas toutes) tant de temps, mais être obligée de fonctionner au ralenti m’a permis de me souvenir que ça fait tant de bien. Et j’en garde quelques-unes pour mon futur quotidien-au-rythme-redevenu-normal.

 

Voir le positif

 

Comme je viens de le faire pour les petits plaisirs, j’ai aussi réappris à appliquer ce que je clame partout : chaussons nos lunettes roses.
Dans mon rythme lent, j’ai aussi retrouvé un plaisir oublié, celui de la lecture. J’ai attaqué la pile de livres achetés mais pas encore lus. Et je crois qu’ils attendaient, en fait, le bon moment. Parce que tout ce que j’ai lu a fait écho en moi par rapport à ce que je vivais.
J’en parlerai plus précisément dans un autre article. Disons qu’ils m’ont aidé à creuser un peu plus cette histoire de lunettes roses.

Voir le positif, ce n’est pas devenir un imbécile heureux. Au contraire, cela demande une sacrée gymnastique mentale, celle d’élargir sa vision pour voir que même quand ça craint (et purée, ça craint d’être tellement crevé que tu t’endors même devant ta série préférée), il y a des trucs cool.

Voir le positif, c’est aussi faire le tri dans ses émotions. Et notamment une que je ressentais beaucoup : j’ai nommé ………. Trrrrrrrrrrrrr (ceci est un roulement de tambour) rrrrrrrrrrrrrrr … ... ... ... LA COLERE !


J’ai pris conscience que la colère, ça fait souffrir. Et c’est pas cool, parce qu’en fait tu es en colère contre quelqu’un ou quelque chose. Mais c’est toi qui souffres. Pas top !
Du coup, j’ai accepté la maladie, l’état du moment. Parce que déjà elle m’affaiblissait, mais si en plus j’étais en colère contre elle, j’allais encore plus en souffrir. Et bon, « je ne suis pas venue ici pour souffrir, okay ? »
Cette vision des choses, que j’approfondirai dans l’article sur livre « aimer, c’est accepter ses peurs », je l’ai appliquée à d’autres choses, événements, personnes dans ma vie. Et waw ! Cette révélation, cette libération !
Sans tout ce temps pour lire, je n’en aurais peut-être pas pris conscience !

 



 

Faire le point

Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup. Trop. Il faut toujours que je trouve du sens à tout.
Ici, étant fatiguée, je réfléchissais au ralenti, mais du coup, avec en plus ces lectures, je pense que j’ai aussi mieux réfléchi, du coup.
Et ça m’a aidée à refaire le point sur certaines choses que j’aimais.
Par exemple, dans mes moments où j’avais un pic d’énergie, je me suis remise à l’écriture. J’ai terminé le livre en cours depuis deux ans, j’en ai démarré un autre.
Et là j’ai senti « Mais oui, c’est ça que je veux faire ! »

J’adore mon métier, j’adore recevoir des patients, j’adore donner des formations. Mais depuis toute petite, en plus de « psy », « prof », « musicienne » et « cow boy », j’ai le rêve d’être écrivain.
Pourquoi est-ce que je suis passée à côté de ce rêve ? Pourquoi est-ce que je l’ai rangé dans le rayon des « rêves impossibles » ?
Du coup, je l’ai ressorti, il n’y a pas de raison !
(A l’heure actuelle, je réfléchis encore à comment devenir aussi cow boy, si vous avez une idée, je suis preneuse).


 

Visualiser ses rêves
 


Poussée par la satisfaction d’avoir vu ré-éclore un de mes rêves, et inspirée par un autre livre dont je vous parlerai, j’ai décidé d’aller plus loin. Et j’ai écrit tous les rêves que j’avais. Les écrire aide à les rendre encore plus réels et à être plus attentifs aux opportunités qui se présentent.  Un peu comme quand vous choisissez une nouvelle voiture, puis que vous avez l’impression de la voir partout. Vous programmez votre cerveau à voir ce qui était déjà là pour vous aider à aller vers ce chemin, mais que vous ne voyiez pas encore…

Je suis donc encore bien fatiguée, physiquement. Avec cette impression de ne rien pouvoir faire.
Pourtant en quelques semaines, qu’est-ce que j’ai fait comme choses intéressantes, qu’est-ce que j’ai avancé sur mon chemin, comme j’ai travaillé sur moi, sur mon projet, qu’il soit perso, pro…

J’aurais pu me lamenter sur tout ce que cette maladie m’a empêché de faire (et il y en a aussi !), mais je choisis de voir tout ce qu’elle m’a permis de faire, de comprendre, de voir, de vivre…  

 


 

Et je la remercie pour tout ça !


Je la remercie d’autant plus que grâce à elle, je vais encore plus avoir envie de vous encourager, vous qui, épuisés ou en burn out, ne trouvez peut-être plus la force de croire que tout ça a un sens.



 

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2018-06-25T16:09:14+02:00

Le manuel du parent parfait

Publié par Florence Beuken
Le manuel du parent parfait

Ce n’est pas une grande découverte, on sait qu’être parent aujourd’hui est bien plus complexe qu’il y a un siècle. Maintenant, on cherche avant tout à être heureux, et comme on n’est pas tous heureux de la même manière, on sort des cadres confortables et sécurisants de nos ancêtres.
Le problème c’est que sans ce cadre, ok on chemine vers notre propre bonheur, mais purée que c’est compliqué de trouver comment faire lorsque personne ne nous l’a expliqué. Ou que justement Tata Renée et Mamy Chantal nous on dit des choses, mais que ça ne correspond pas à notre vision de la vie/du respect de l’enfant/de la place de chacun/du conseil de la voisine ou l’enseignante ou de la psy ou de [à compléter].


Une super solution

 

Comme chaque problème a sa solution, et que s’il n’en a pas, quelqu’un la créera toujours, le Monde a inventé ... (roulements de tambour) les livres de parentalité !
Les bibles Pernoud et magazine Parents ont longtemps voyagé de mère en mère (oui, les pères étaient peu concernés à l’époque, ou du moins c’était ce qu’on estimait normal). Ces ouvrages apportaient des conseils, ces repères qui manquaient… Puis le Monde s’est dit que, quand même, avoir plusieurs sons de cloche, c’était pas mal. Donc il en a créé d’autres. Puis comme le Monde exagère toujours, il en a créé trop. Beaucoup trop. Une rapide recherche sur le net vous montrera qu’en guise de magazines, on a largement le choix (on a le choix d’avoir du bon, mais aussi du moins bon, d’ailleurs…) et en livres, comment dire … nous sommes carrément ensevelis ?

J’adore les livres, je ne peux pas m’empêcher d’en acheter ou d'en emprunter. Plein. Sauf que là, pour me tenir au courant de tout ce qui existe, c’est carrément impossible. Il me faudrait une équipe complète qui lirait et me résumerait tout ce qui sort chaque mois.
Du coup, je ne lis plus que ce qui m’attire vraiment. Comme ce livre, qui a sauté sur moi un jour, dans cette supergrandesurface. Il était si beau, avec toutes ses couleurs. Il était clair, plein d’images, de photos, des petits tests, des schémas. Le tombeur de ces lecteurs !
En plus ! Il était soldé à 4 euros ! QUATRE EUROS vous vous rendez compte ? Personne, non vraiment personne d’un tant soit peu intéressé par le sujet ne pouvait passer à côté !


Y a des livres, ils craignent !



Bon, j’avoue, il y avait un mais. Parce que malgré le fait qu’il soit paré de ses plus beaux atours, ce livre avait un titre qui ne me plaisait pas : « Comment être une super maman ? »
Déjà, pourquoi rien que les mamans ? Moi qui suis une fervente défenseure des papas, je n’aime pas trop qu’on les mette comme ça de côté. (Bon, je spoile un peu : ils apparaissent quand même en photo dans le livre, les papas. Deux fois. Une fois où ils jouent avec les enfants. Une autre où ils sont à table et attendent que maman apporte le repas. Du papa tout craché, quoi !)
Le mal était un peu rattrapé dans le sous-titre : « 10 compétences  dont tous les parents ont besoin ». Ok, "parents", mamans ET papas. (On pourrait même imaginer belles-mamans et beaux-papas, mais je crois que je deviens trop gourmande, là!) Par contre, on fait attention aux papas (bieeeen !),  mais il y a 10 compétences. 10 conditions, en gros, pour obtenir ce permis de Super Parent. (paaas bieeen !)

Ça, moi tout de suite, ça m’embête ! Parce que je n’aime pas les recettes, je n’aime pas le cadre, je n’aime pas les bulletins de note.
En fait, ce livre au physique parfait, il allait en séduire des parents. Des parents qui cherchaient des repères, des parents qui peut-être n’avaient pas trop confiance en eux parce qu’ils n’y arrivaient pas comme ils l'auraient voulu (des parents normaux, quoi ! Peut-être toi !)… il allait te séduire et puis PAF ! Il te montrait en un coup de table des matières que non, décidément être un super parent ce n’était pas pour toi.
Ben oui, parce qu’en plus tu pouvais les économiser tes 4 euros : tu pouvais te détruire le moral dès la première page, puisqu’elles étaient déjà écrites en toutes lettres ces fameuses conditions.



Je vous le dis tout de suite : je ne suis pas une super maman !
Et voilà. C’est foutu. Je vais même arrêter ce métier, revendre Grandechérie à cette auteure, qui doit être la seule supermaman au monde, et aller élever des chèvres dans le sud.
(J’espère que je trouverai le livre « Comment être un super éleveur ».)

Plus sérieusement, comme je l’ai dit, je suis quelqu’un qui  n’aime pas les recettes. Je trouve que des petites méthodes, simples, qui souvent ne sont que du bon sens, cela peut aider parfois. Mais il faut aussi s’autoriser à ne pas accrocher, à avoir d’autres façons de faire, qui peuvent même changer dans le temps ou selon les contextes.
Puis si par miracle une recette fonctionnait, il y a de fortes chances qu’elle n’aurait pas le même effet avec mes autres enfants, ou avec ceux de la voisine, ou dans un autre contexte. Donc globalement, une recette, il y a plus de chance que ça ne marche pas.
Et si on est un parent qui cherche des repères (ce qui est souvent le cas si on lit tout ça), c’est qu’on n’est pas très à l’aise avec notre façon de faire, de penser… Du coup, se planter même avec des recettes, ben souvent on va se dire que décidément on est vraiment trop nul.
Puis on se retrouve chez le psy !

Je me souviens particulièrement d’une maman qui après son premier atelier Parents-papote® m’a dit « mais en fait, je suis une bonne maman, j’en avais toujours douté ! ». MAIS OUI !


THE recette pour être un bon parent

Moi, la recette que j’ai envie de vous donner, c’est celle-ci :
Pour être un super papa/une super maman, vous devez :
1. Etre un papa/une maman
2. Avoir une cape.


Comment ça, c’est ridicule ? Non ! pas plus que nous demander d’être TOUJOURS bien dans notre peau, calme, zen, attentif, en forme, tel qu’on espérait être et j’en passe.
Bien sûr qu’il est normal de se poser des questions, bien sûr qu’il est normal de ne pas y arriver, de péter un câble, d’en avoir ras le bol. Bien sûr qu’il est normal de se sentir largué face aux méthodologies trop théoriques, parce que nous sommes humains, nous sommes uniques, et nous sommes merveilleux !



Alors lâchez-vous la grappe !

Soyez fier de tout ce que vous faites déjà de bien ! Soyez fier de qui vous êtes !
Et si vous avez envie de rester qui vous êtes, tout en vous sentant mieux et en gérant ces petites choses qui vous embêtent, on peut en parler ici, en commentaires ou lors du défi « Je deviens le parent que je suis » dès juillet !





 

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