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articles invites

2020-04-16T09:13:35+02:00

Confinement : J’ai peur des lendemains qui déchantent ! [Article invité : Gaëlle Ménétrier]

Publié par Florence Beuken, Gaëlle Ménétrier

 

Depuis le début du confinement, je me suis inquiétée pour les personnes que je voyais foncer de plus en plus (fort/souvent/tôt...) sur l'apéro. 
J'ai contacté ma collègue Gaëlle Ménétrier, spécialiste de la question, pour lui demander son avis au travers d'un "article invité". Elle a gentiment répondu à mon invitation.
(Je vous invite à la suivre... Elle vous concocte actuellement une offre de programme collectif que je ne peux que vous recommander!)

________________________________

 

Beaucoup des liens sociaux, y compris en famille, s’organisent autour de l’apéro. Le contexte actuel n’y échappe pas mais il y a davantage de risques de perdre le contrôle.

L’apéro, c’est bon pour le moral ! 🤩

Les situations actuelles de stress (perte des routines, manque d’espace personnel, tensions liées à la promiscuité, anxiété face à l’incertitude du lendemain, inquiétudes pour sa santé et celle des proches, l’ennui) sont autant de raisons de chercher des substances apaisantes. On répond logiquement avec les moyens du bord habituels : tabac, alcool, calmants, drogues récréatives.

En l’absence de sollicitations dites mondaines, le confinement pourrait permettre de changer nos habitudes de consommation d’alcool. Or je vois se multiplier sur les réseaux sociaux des publications sur les apéros en visioconférence, avec même souvent le partage des photos des « cadavres » de la veille ! 💪

L’intérêt de préserver le lien social est évident mais je regrette l’occasion manquée de changer nos habitudes, comme le proposaient le Dry January ou la Tournée minérale en début d’année. Mais à quoi bon se remettre en question quand on « gère » ? 

Soit !

Je suis inquiète parce que les freins ont sauté ! 😬

Ce qui limite d’ordinaire la consommation d’alcool excessive a disparu dans la situation exceptionnelle du confinement :

1- Se limiter pour ne pas conduire en état d’ébriété n’a pas lieu d’être puisqu’on ne prend pas la voiture.

2- À la maison, l’alcool est à portée de main toute la journée !

3- En confinement, on perd nos repères spacio-temporels et on se permet des choses que l’on ne ferait pas habituellement, un peu comme en vacances.

4- Les apéros traditionnellement réservés aux occasions festives des fins de semaine risquent de devenir quotidiens pour beaucoup de buveurs.

Je redoute donc une escalade de la consommation d’alcool, notamment chez les buveurs habituellement excessifs qui risquent de devenir dépendants si le confinement est maintenu encore plusieurs semaines. 

Les normes officielles sont trop souvent dépassées. 🚩

L’abus d’alcool est dangereux -sement banalisé ! Beaucoup de gens se vantent de leurs excès et beaucoup trop s’en amusent au lieu de s’en inquiéter. 😪

Les normes officiellement recommandées par l’OMS sont de 3 verres maximum par jour pour les hommes (et 2 pour les femmes) et PAS TOUS LES JOURS ! Mais attention, on parle ici de verres au dosage règlementaire, pas des doses de pirates qu’on se sert à la maison ! 🏴‍☠️ Soyez vigilants, ces recommandations sont vite dépassées et au-delà, vous jouez avec le feu.

Parce que l’alcool, c’est naturel ! C’est culturel ! Et c’est bon pour la santé ! 🤥

Mouais … 

En réalité, l’alcool c’est d’abord une substance psychoactive.

Et c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’aime tant ! 🙂

Oui, mais :

👿 Après l’effet relaxant, vient vite l’effet excitant du système nerveux. Pour info (ou rappel) l’immense majorité des violences sont liées à l'alcool. Je vous laisse imaginer le danger en confinement … violences conjugales, maltraitances d'enfants, violences dans les services d'urgence hospitalière, etc.

🥺 Anxiolytique dans un premier temps, l’alcool devient rapidement un dépresseur qui favorise une humeur maussade et renforce l’anxiété et l’irritabilité. Dommage non ? Redoublez de vigilance si vous avez l’alcool triste ou violent !

🤒 L’alcool fatigue l’organisme et l’affaiblit. N’est-il pas préférable au contraire de le renforcer pour qu’il puisse faire face au virus avec énergie ?

😱 Cerise sur le gâteau : l’alcool est bel et bien une substance addictive et le risque de développer une accoutumance puis une dépendance est réel. Cela n’arrive pas qu’aux autres !

Alors prenez soin de vous et de vos proches !

Pour vous aider dans cette intention, je vous propose de profiter du confinement pour explorer, et pourquoi pas, intégrer 3 formidables outils de gestion du stress : la cohérence cardiaque, la méditation de pleine conscience et l’EFT

Le confinement est source de perturbations stressantes c’est certain. Mais il peut aussi être source de renouveau et d’espoir en vous permettant de réfléchir à votre relation avec l’alcool. Il pourrait vous conduire à remettre en question vos automatismes ou votre assujettissement.

Plus largement, le confinement peut nous permettre de poser un autre regard sur nos vies et sur nos choix. Il peut être l’occasion de se donner les moyens de reprendre la responsabilité de nos vies, en apprenant l’écoute des émotions, la gestion du stress et l’Amour de Soi, puis des Autres.

🙏💗

Gaëlle Ménétrier

 

Coach en gestion du stress, Gaëlle Ménétrier a elle-même dû faire face à la dépendance à l’alcool et aide aujourd’hui d’autres femmes en difficultés à retrouver l'énergie et la confiance nécessaires pour reconquérir leur pouvoir et changer durablement leurs habitudes.

 

Retrouvez-la sur son blog et les réseaux sociaux :
https://fb.me/capsobriete
https://www.linkedin.com/in/gaelle-menetrier-cap-sobriete/
https://www.pinterest.fr/gaellemenetriercapso/
https://www.instagram.com/capsobriete/

Si vous êtes en difficultés avec votre consommation d’alcool, n’hésitez pas à profitez de son offre de coaching téléphonique :45’ pour faire le point sur votre consommation et vous donner des premières actions pour reprendre en main la situation. C’est gratuit et sans engagement ! Et si vous le souhaitez, elle vous parlera de ses services d’accompagnement (notamment un programme en ligne à venir très bientôt)

Son site : https://capsobriete.com/

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2020-01-31T15:29:50+01:00

Le choc de la première expatriation [Article invité : Annaick HAULLE GORGE]

Publié par Annaick Haulle Gorgé (article invité)

Avec un groupe de collègues, nous avons eu l'excellente idée de partager nos ressources. En effet, chacun a son approche, ses compétences propres, son expérience... et nous trouvions dommage de chacun les garder pour nous.
C'est comme cela qu'est née l'idée des "articles invités" : régulièrement, nous donnerons, sur nos blogs respectifs, la parole à un collègue qui apportera son point de vue, son approche, des outils éventuellement sur un sujet qui intéressera à coup sûr nos lecteurs habituels.

Pour démarrer, c'est une collègue expat' (mais qui elle est partie de France puis revenue) que j'ai eu envie de vous présenter. Annaick Haulle Gorgé est coach en transition professionnelle et accompagne les expats au retour en France. Elle nous partage ici une expérience que j'ai moi aussi connue, et dans laquelle je me reconnais énormément ! 

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions... et la contacter !

 

***

Le choc de la 1ère expatriation

 
Les idées reçues sur l'expatriation 

Je crois qu’aujourd’hui on dit un peu plus que l’expatriation n’est pas qu’amour, gloire et beauté … comme on peut dire aussi que la maternité n’est pas que luxe, calme et volupté (pour élever un peu le niveau de mes références !).

Mais : 

  • De la même manière que pour ma 1ère grossesse je me sentais un peu seule à trouver que c’était un peu dur
  • et que je trouve que depuis beaucoup de livres et d’humoristes ont libéré la parole
  • De la même manière je me suis sentie très seule à ne pas "sur adorer" ma 1ère expatriation.

 

La préparation avant la 1ère expatriation !

Il y a un autre point commun à ces 2 sujets, je n’étais absolument pas prête à la réalité des choses !

Alors autant pour ma fille j’avais lu beaucoup de livres pour être une bonne mère mais quand j’ai pleuré après la naissance j’ai été dépassé

Autant pour l’expatriation je n’avais rien lu rien préparé … et en même temps je partais aux pays bas, autant dire pas d’exotisme donc relax, j’étais enceinte de mon 2ème, on vendait l’appart donc j’ai été bien occupée jusque l’arrivée le jour J

 

L'arrivée en expatriation la 1ère fois 

 

Quand tu te mets un peu trop de pression !

Et j’ai donc débarqué quelques jours avant la rentrée des classes avec zéro contact sur place, aucune info et 2 enfants de 3 ans et 2 mois. Je venais d’arrêter de bosser ce que je n’avais jamais fait de ma vie et j’étais ravie parce que jusqu’ici je travaillais beaucoup (trop !).

Donc je passais de femme active à mère au foyer, de copines tout le temps à zéro, de 1 à 2 enfants, et je venais de décider d’arrêter de fumer avec les kgs de grossesse à perdre (ba quoi !!).

 

La tristitude !

On était en 2010, Expats Parents n’existait pas, il y avait peu de choses sur internet, j’avais heureusement pris contact avec La Haye Accueil et j’avais dans mon agenda un café d’accueil quelques jours plus tard.

 

Et heureusement ! Parce que je n’ai pas vécu que des jours roses et faciles !!

J’ai « découvert » que je détestais être à la maison sans travailler. Je dis découvert mais  je suis quelqu’un qui n’aime pas trop ne rien faire et je le savais mais j’avais tellement travaillé les dernières années que je pensais que ça allait me faire du bien … et  en fait non parce que ça n’a rien à voir avec des vacances, j’étais loin de mes proches, de mes amis, et avec un tout petit de 2 mois donc assez peu libre de mes mouvements.

Et j'ai un peu pleuré !

 

J’ai très vite retravaillé et cherché un projet professionnel nomade pour la suite de l’aventure. 

 

Les chocs de la 1ère expatriation 

Le 1er choc de l’expatriation a donc été celui-ci pour moi : la découverte du vide des journées.

Je dis vide sachant que mes petits loups m’occupaient bien mais je n’avais pas ce qui m’était utile et important pour moi.

Et c’est une chose essentielle je le sais maintenant et je le conseille à chacun pour réussir une expatriation ou une impatriation : de quoi avez-vous besoin pour vous sentir bien ?

Travailler est mon cas- et je me suis sentie très isolée à l’époque je dois l’avouer avec ce besoin !. Je vois bien maintenant que je ne suis pas la seule « conjointe suiveuse » à avoir envie/besoin de bosser ! Mais vous pouvez ne pas avoir envie de travailler et ne pas vous juger non plus !

Cherchez "juste" à vous faire votre nouveau quotidien qui vous épanouit !

 

L’autre partie du choc a été d’être loin

Surtout qu’à l’époque (on dirait que je parle de l’antiquité mais je vois clairement 10 ans après la différence dans cette 2ème expatriation !) il n’y avait pas WhatsApp.

Il fallait pour se joindre faire un Skype derrière un PC … Pas tout à fait fluide ! Donc je n’appelais pas tellement mes proches, mes copines et la coupure a été brutale surtout au début quand vous n’avez pas encore de nouvelles copines !


Enfin, le dernier a été que les Pays-Bas c’est tout près mais c’est pas la France,

La culture est différente, la nourriture aussi (et un Français est casse-pied sur le sujet mais les Pays-Bas ne sont pas le pays de la gastronomie !), l’accueil local pas toujours des plus chaleureux… et je ne m’y attendais pas du tout …

Sur ça j’en avais parlé avec une psy spécialisée en expatriation qui m’avait expliqué que c’était souvent ces expatriations les plus proches les plus difficiles parce que justement on ne s’y prépare pas. On pense que ça va être simple alors que si on part très loin on sait qu’on va devoir s’adapter et du coup ça se passe mieux.

Un peu comme un retour d’ailleurs, on a cet effet où on peut penser qu’on connait parce qu’on est chez nous… et à la fois plus tout à fait ce qui rend la chose inconfortable.

 

Et pourtant j’ai survécu !

  • Grâce à l’accueil français, ses soirées plage et un bon groupe de copines ! Et c’est aussi un conseil que je donne : sortez, osez, forcez-vous si ce n’est pas votre nature mais vraiment inscrivez-vous aux activités parce qu’on est toutes loin des nôtres et qu’au milieu des toutes ces inconnues il y a forcément une copine sympa 😉

 

  • Parce que j’ai bossé, fait du bénévolat, repris une formation de coaching : je suis de toute façon nulle dans tous les travaux manuels, mon abonnement sportif était une blague et j’ai eu un moment de joie en réouvrant Excel ! Oui mon cerveau aime bosser (mes cuisses non!)

 

  • Parce que j’ai aussi cherché ce qui me rendait heureuse : lire « Elle » me manquait vraiment alors je me suis abonnée, lire des livres beaucoup et aux Pays-Bas j’ai fait partie de nombreux clubs de lecture et c’était génial, continuer à faire les sorties d’école au parc avec les enfants et donc travailler mais pas tout le temps, profiter de ce temps en expatriation aussi : j’ai été au parc, à la plage, déjeuner à la plage, … aussi souvent que j’avais envie ! Et je continue dans cette deuxième expatriation, sinon autant rester en France je trouve. La création de ma société me le permet, je m’organise à mon rythme.

 

  • Et que j’ai repris la cigarette au début et n’ai arrêté qu’au bout d’un an (et pas repris depuis yihaaaa !), parce que j’ai accepté qu’on ne pouvait pas tout en même temps….

 

  • Parce que cette expatriation en me donnant du temps et du recul et en décidant de faire des études de coaching a accéléré le chemin de connaissance, d’apaisement avec aussi la méditation … et que je continue ce chemin depuis parce qu’il est long et pas du tout droit !!

 

Après les 3 ans aux Pays Bas nous sommes finalement rentrés en France, mais quand une 2ème expatriation s’est profilée, je n'ai pas eu peur (enfin pas trop !) parce que je savais que je savais ! Et effectivement 

  • je suis partie avec un projet professionnel 
  • des milliers de livres
  • mon abonnement à Elle !
  • j'avais déjà arrêté de fumer ;-) 
  • j'avais contacté du monde avant de partir !
  • et je n'avais presque pas d'attente sur ma perte de poids !!

 

Annaick Haulle Gorgé

J’accompagne les personnes qui veulent être heureuses au travail et par leur travail sur 2 types de programmes en ligne : - Trouver sa Voie : si vous voulez changer de métier un peu, beaucoup, à la folie ou Savoir se Vendre : pour changer de boîte ou retrouver du travail déjà pour commencer ! et mon parcours de vie m'amène à bien connaître les problématiques des expats : je vous accompagne donc aussi pour trouver un projet au départ comme au retour !

 



 https://www.ah-accompagnement.com/ 
Pour me contacter :  ah-accompagnement@hotmail.com 


Page Facebook : https://www.facebook.com/AH-Accompagnement-338272310029530
 


 

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