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coups de coeur

2021-01-05T17:18:29+01:00

Ma résolution pour 2021 : un atelier d'art-thérapie

Publié par Florence Beuken

J’avais envie de vous parler de ce nouveau projet qui voit le jour à l’aube de 2021.

Après deux années d’introspection, à propos de moi, mon travail, ma vision de vie, j’ai pu mettre à jour cette petite pensée toute simple (en apparence) : ce qui me caractérise, c’est le lien.



Simple en apparence car, finalement, c’est bien complexe et je me suis arrachée les cheveux de longues minutes avant de réussir à trouver comment le formuler ici par écrit, et donc de manière linéaire.



En tant que systémicienne, j’ai intégré depuis longtemps que ce que nous sommes est le résultat d’interactions avec notre contexte : nous, notre essence, mais aussi la conséquence des liens avec les personnes qui nous entoure, notre milieu de vie… Nous interagissons sans cesse, eux nous influencent tout comme nous les influençons.



Plus récemment, j’ai pris conscience que nous, en tout cas notre présent, est le résultat de notre passé (qui continue d’influencer notre présent, par certains aspects) et de nos projets pour l’avenir.
Tout comme notre présent influence notre (vision du) passé, ainsi que les projets tels que nous les formulons aujourd’hui.

Enfin, j’ai eu la chance de découvrir des personnes qui m’ont éclairée sur la multiplicité des facettes que compose notre être et qui, elles aussi s’influencent les unes les autres. (Corps, émotions, mental, âme…)



J’ai eu l’envie de regrouper tout cela en un projet.



Mon objectif est, depuis deux décennies maintenant, d’accompagner les personnes à mieux se connaître, pour pouvoir poser des actes en cohérence avec qui elles sont, pour mieux vivre leurs relations.



Cette année, j’ai pris conscience de l’importance d’être alignée moi-même pour encore mieux accompagner ces personnes.


Certes, je me forme continuellement, je travaille sur moi, je me fais accompagner également. Cela me semble important dans ce métier !


Pourtant, j’ai reçu à de nombreuses reprises le message qu'il me fallait insuffler plus de créativité dans ma pratique. Longtemps je n’ai pas vraiment compris pourquoi, comment, ou n’ai pas jugé cela essentiel.

 



Puis il y a quelques jours, tout s’est éclairé : je suis énormément dans le présent. Je me projette dans le futur, en tentant de comprendre là où j’ai envie d’aller. Mais je néglige peut-être un peu trop mon passé, qui fait pourtant partie intégrante de moi.



Mon passé, qu’est-ce que c’est ?


C’est l’enfance. L’insouciance, l’aspect ludique également, qui a fait partie de ma pratique pendant de nombreuses années, lorsque j’étais éducatrice.
C’est l’art aussi. Car jusqu’à mes vingt ans, c’est la musique qui prenait toute la place. J’ai coutume de dire qu’elle m’a sauvé la vie, car elle était le seul moyen d’exprimer des émotions dans une famille où cela était proscrit. C’était aussi un des rares moyens de prendre une place, alors que j’étais effacée la plupart du temps. La musique m’a tellement aidée que, lors de mes études d’éducatrice, j’ai décidé de l’utiliser pour aider les enfants et ados que j’accompagnais. C’est à cette époque que j’ai découvert que la musicothérapie existait et que je m’y suis formée, ainsi qu’à l’art-thérapie.

J’ai découvert à quel point l’art, le créatif était un moyen d’expression extraordinaire. J’ai vécu et assisté à des petits miracles. J’ai vu des gens s’ouvrir, renouer avec le gamin en eux, rire aux éclats, lâcher enfin les larmes, j’ai vu des gens dire ce qu’ils taisaient depuis si longtemps, grâce à la magie de l’art. J’ai vu des choses magnifiques, non pas d’un point de vue esthétique (moi-même je ne suis pas très douée de ce point de vue là), car l’objectif n’est pas là, mais d’un point de vue humain !



J’ai donc choisi, pour 2021, de relier en mois ces trois parts qui font de moi ce que je suis, pour vous aider à relier toutes vos parts, pour vous aider à vous « créa’ligner ».

 

 





Ces ateliers seront proposés en 6 séances, le dimanche matin.
Nous fonctionnerons à distance, cette difficulté liée à la période actuelle sera une force et un moyen d’en découvrir encore plus. Nous serons parfois à l’intérieur, dans notre cocon, parfois connectés à la nature. Nous découvrirons plusieurs modes de communication et d’expression qui libérerons les émotions, nos valeurs, nos croyances, notre être.



Vous recevrez, avant le démarrage de l’atelier, une box contenant tout le matériel nécessaire aux 6 séances, ainsi que l’accès à un groupe facebook privé dans lequel vous pourrez échanger sur les ateliers, vos productions, vos découvertes et leur impact dans votre quotidien.



Tarif :
200 euros
(Comprenant 6 séances de 3h, la box contenant le matériel d’une valeur de 55 euros environ et l’accès au groupe facebook)


Pour vous inscrire, c'est par ici
(Réductions si vous vous inscrivez en famille)



Vous avez des questions ? Des craintes ? Vous voudriez bien mais vous ne pouvez point? Contactez-moi ! :)



 

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2020-10-25T16:30:18+01:00

Intuition et thérapie : tu te prends pour Madame Irma ?

Publié par Florence Beuken


Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été attirée par tout ce qui était un peu magique.  Mon grand-père avait une collection impressionnante de livres sur le paranormal de la collection Reader Digest, ainsi que des "Histoires extraordinaires" de Pierre Bellemare que j'avais plaisir à lire en entendant sa voix si particulière. "L'histoire que je vais vous raconter maintenant bafoue toutes les rèles morales et nous renvoie aux origines les plus sombres de l'humanité"... 

J'ai appris récemment que mon arrière grand-mère était une "Macrale de Haccourt" et si j'ai perdu cet accent local, j'ai malgré tout hérité de cet attrait pour les potions (des essences de marguerites de mon jardin pour soigner l'eczéma, rien de bien sorcier finalement).

Bref j'ai toujours aimé ce monde un peu à part.

Sauf que je le gardais pour moi. C'est vrai au fond, ça ne fait pas très sérieux.


Un moyen de me reconnecter à moi

Récemment, dans mon privé toujours, dans cette partie de ma vie sur laquelle je maintenais ce voile pudique, j'ai eu l'occasion d'expérimenter différentes choses. Une plus grande place à l'intuition, une écoute différente de mon corps.

Il faut dire que cela faisait plus d'un an que j'étais malade. Une fatigue immense, qualifiée de fatigue chronique, une prise de poids inexpliquée... Des symptômes très clairs, y compris dans mes résultats de prise de sang, mais des explications inexistantes, tout autant que les solutions que la multitude de médecins que j'ai consultés m'ont apportées (ou plus "pas apportées").

Après une année de repos et de travail d'acceptation de mon état , j'allais déjà un peu mieux. Ensuite, j'ai profité du confinement, pour râler de toutes ces formations, conférences et consultations annulées me recentrer sur moi. Pour me réapproprier mon corps, accueillir, donner une place puis laisser partir des émotions enfouies depuis très longtemps. Pour aller au-delà de l'intellectualisation, et envisager d'autres pistes, d'autres voies de compréhension de moi-même. Une compréhension non plus mentale, mais plus intuitive. Une meilleure écoute, finalement, de ma petite voix.


Des outils zarbi 


Pour explorer tout cela, j'ai donné la place à des outils, des approches un peu plus bizarres. Je pouvais, personne ne me regardait (enfin si, mais je me fichais un peu des taquineries de mon conjoint et ma fille sur ce qu'ils appelaient "mes délires") et moi ça m'amusait beaucoup.

Jusqu'à ce que, moi qui saignais du nez à la moindre montée lors de nos balades quotidiennes (d'une heure et à un kilomètre maximum de la maison), je réussisse à me remettre (avec plaisir!) à une activité sportive, je perde du poids au point de me reconnaitre et même m'apprécier lorsque je me voyais dans le miroir.

Ce que j'ai utilisé ?


La méditation, la cohérence cardiaque, l'auto-hypnose.
Le "journal émotionnel" aussi.

Jusque là, rien d'étonnant, cela fait partie de ma pratique habituelle. Je l'utilise d'ailleurs, ou la conseille, lors des thérapies.

Mais aussi les oracles, le pendule, les graines de vaccaria en acupression, l'écriture inspirée...

 



Là, tout de suite c'est "pas pareil" ! 


Les cartes, j'ai toujours adoré ça. Plus jeune, j'imaginais qu'elles me prédisaient mon avenir et, comme pour les horoscopes, j'y croyais quand c'était positif.
Là, je les utilisais plutôt en guidance. Comme quand, en thérapie, j'invite les personnes à regarder la situation différemment. Mon thérapeute, c'était les cartes. Je prenais, ou pas. En tout cas, j'envisageais les choses différemment, j'y réfléchissais, je ressentais si ça résonnait ou non en moi. Parfois, j'orientais mes méditations en fonction de ces messages. Que cela me convienne ou non, au final, cela me faisait avancer dans ma propre compréhension. Et une compréhension qui allait au-delà du mental.

Le pendule m'est tombé dessus par hasard. Lors d'une formation où, quand la formatrice a dit "bon, on va prendre les pendules" je me suis décomposée en me demandant où j'étais tombée. Pourtant, très rapidement, j'ai pu me rendre compte que le pendule est simplement un médiateur, un intermédiaire qui ne fait que rendre plus visibles les messages que notre corps envoie. Parfois même notre corps seul, si nous l'écoutons, peut nous transmettre les réponses (ce qui est plus discret dans les rayons du supermarché, lorsque vous demandez si tel aliment est bon pour vous, par exemple !)

Depuis, j'ai continué d'explorer, j'ai été bluffée, je me suis formée pour mieux le maîtriser.

 

Un coming out un peu timide


Peu à peu, j'ai trouvé ces outils tellement aidants et extraordinaires que j'ai eu envie de les partager. Toujours la tête dans les nuages, mais les pieds également bien sur terre, je veillais à garder mon esprit critique.
J'ai eu envie d'avoir des témoignages d'autres personnes, de débattre, de mieux comprendre en quoi tout cela était réel, ou non. Ce qui était induit par notre imaginaire, ce qui était lié à l'énergie etc.
J'ai donc créé une page sur facebook où j'ai été étonnée de voir que tant de monde est ouvert à ces mêmes questions.



Là, je faisais bien la différence : je suis un peu sorcière (sceptique malgré tout), mais je ne mélangeais surtout pas ça avec mon boulot. Je n'avais pas envie que ça se sache. Qu'est-ce qu'on penserait de moi? 

Et si ça avait sa place ?

Et peu à peu, j'ai réfléchi.
Est-ce que, finalement, sans tirer les cartes ou utiliser mon pendule, je ne laisse pas une grande place à l'intuition dans mes consultations?

Mais bien sûr que si !
Combien de fois n'ai-je pas dit "Tiens, il y a une image qui me vient", ou encore "Une hypothèse me traverse"... On peut penser que c'est le mental. Mon expérience, mes connaissances. Mais en fait, seulement en partie. Car c'est la perception que j'ai, le ressenti, mêlés à cette connaissance qui font que, paf, un truc me traverse la tête.
En même temps, je n'impose jamais ces intuitions comme des vérités : je dis toujours "vous me direz si ça vous parle", parce que vous restez maître à bord et c'est vous qui savez !

Quand j'y repense, d'ailleurs, pendant mes études de thérapeute familiale, nous avions eu tout un module qui nous aidait à développer notre intuition. Au départ de créations artistiques (Groddeck disait que l'art était une création de l'inconscient qui s'adressait à l'inconscient). J'avais d'ailleurs adoré. 

Certains disent que l'intuition, cette "petite voix" est le Grand Soi, notre âme, d'autres disent que ce sont nos guides, personnifiés ou non... Personnellement je n'en sais trop rien. Et je pense qu'il est bon de laisser à chacun ce qui lui parle.
Je sais juste que mon vécu pendant l'enfance, puis ma profession m'ont aidée à développer cette part de moi, qui ne cesse de croître.



Je suis également consciente que tout le monde a cette faculté. 
Et j'ai eu envie d'intégrer cela à ma pratique.

J'ai toujours eu à cœur que les personnes qui viennent me voir n'aient rapidement plus besoin de moi. 
Donc si en plus elles réussissaient à développer l'écoute de leur petite voix, ce serait vraiment le top !

 

Allez hop, soyons fou, proposons !


C'est pourquoi j'ai décidé de proposer, à ceux qui le souhaitent, de profiter des outils qui m'ont aidées, par "des guidances". Pas pour connaître leur avenir (ça, ce n'est pas mon truc, je ne sais pas faire :) ), mais pour envisager d'autres chemins, explications, manières de faire. Pour ressentir si ça résonne en eux. Pour avancer sur le chemin vers eux-mêmes.


Je ne mélange toujours pas cette part "sorcière" avec la thérapie, ce sont pour moi deux choses complémentaires mais différentes.
Mais je lui fais une place.

Car, de cette façon, je suis entière, authentique.
Et c'est important pour moi.






 

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2019-11-16T12:18:00+01:00

"Une séance, s'il- vous-plait ! Et une suspendue" Quand la solidarité s'en mêle.

Publié par Florence Beuken

Je pense que je suis une révoltée dans l'âme depuis très très longtemps. L'injustice m'a toujours semblé insupportable. J'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m'ont permis de saisir des chances et sortir d'un chemin qui aurait pu être tout tracé pour moi.



Pendant mes études, je n'osais sortir de ma réserve pour m'insurger contre la théorie de "l'héritage culturel". Que faisais-je là, sur ces bancs de l'école, s'il y avait cette fatalité de rester dans le niveau social que nos parents nous transmettaient ? Je ne le voulais pas pour moi. Je ne le voulais pas pour les autres.



Ce sentiment d'injustice m'a poursuivie et je le ressens encore régulièrement quand j'entends des personnes me dire "je ne vais pas pouvoir suivre les séances, c'est un peu compliqué niveau budget."


Y a-t-il une fatalité à continuer à aller mal, si ça va mal financièrement?

Certes, je pense que parfois cela peut être une question de volonté. Il y a des choix à faire, et décider d'aller bien peut être une priorité. Je repense souvent à Monsieur O. qui, à 67 ans, faisait deux fois par mois une dizaine de kilomètres à pieds pour venir en thérapie, et prévoyait son budget en fonction de cette "activité nécessaire à son bien-être", malgré une petite retraite.
Pour l'avoir vécu de l'intérieur, parfois ce n'est tout simplement pas possible. On peut retourner le problème dans tous les sens, on peut réduire les dépenses au max, manger des pâtes au beurre en fin de mois (qui commence de plus en plus tôt), on ne trouve pas cet argent qui pourrait nous aider à sortir la tête hors de l'eau.
Il arrive d'ailleurs qu'on ne rentre pas dans les cases de "ceux qui peuvent bénéficier d'une aide", parce que, oui, on peut travailler et "être pauvre", on peut "être propre sur soi et donner le change" mais en crever.

 



Quand j'en ai eu l'occasion, j'ai proposé à des personnes, qui osaient me le dire, de réduire le montant des séances, de les espacer, de faire du troc... Mais je me mettais finalement en difficulté. Et ce n'était pas "juste" pour moi.
Dans les réseaux d'entrepreneurs, j'ai pu constater que d'autres collègues se posaient la même question : comment trouver l'équilibre entre main tendue et respect de soi ?

C'est alors qu'est venue l'idée des "séances suspendues". A l'instar des cafés suspendus, projet initié en Italie il y a quelques années.


Le fonctionnement? Très simple et basé sur la solidarité : une personne qui "passe par là" et en a la possibilité, laisse le montant d'une séance (ou une moitié) pour qu'une personne qui passera par là plus tard, et n'a pas les moyens de se l'offrir, puisse bénéficier de cette séance suspendues.



De mon côté, ça y est, j'ai franchi le pas : une page explicative sur mon site a été créée, un compte paypal entièrement dédié à ce projet a été ouvert. Je n'attends plus que les généreux donateurs...
 


D'ailleurs... saviez-vous que le 3 décembre était la journée de la générosité ("Giving Tuesday" aux Etats-Unis)?
A cette occasion, je ferai une action spéciale pour accueillir de nouvelles personnes. Vous m'aidez?

 

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2019-11-04T13:54:58+01:00

Ôtez cette étiquette que je ne saurais voir

Publié par Florence Beuken

 

C'est ma fille, lors de mon anniversaire, qui m'a fait cogiter sur tout ça en me souhaitant ses bons voeux et en me demandant de rester toujours aussi jeune dans ma tête, ainsi que sa maman meilleure amie.
Bien sûr, j'ai trouvé ça touchant. Mais en même temps, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ce qu'on m'a inculqué comme ce que devait être la relation parentale (ou éducative au sens large), ou en tout cas ce qu'elle ne devait pas être : une relation d'amitié !

 

Mettre les lunettes de l'autre pour mieux comprendre ses mots



Puis j'ai réfléchi, et j'ai discuté avec elle de ce qu'elle voulait dire par là. Et donc ce qu'elle mettait derrière cette étiquette : la confiance, le fait de pouvoir parler de ce qu'elle vit, ses émotions, être acceptée et aimée comme elle est, le fait de rire ensemble, passer des bons moments, m'aimer et me respecter, aussi.


Pour moi, cette présence, cette confiance, cet amour inconditionnel, cela fait partie de mon rôle de maman (tel que je le conçois pour moi). Les règles? L' "autorité"? Elle a 14 ans, les règles importantes pour moi, elle les a intégrées. Les nouvelles, celles qui correspondent à son évolution d'adolescente, on en discute ensemble. C'est ce qui fait que j'ai confiance en elle, que je peux lui laisser une certaine liberté.


La confiance qu'elle a en moi? Le fait qu'elle me raconte sa vie, me demande mon avis? J'en suis évidemment ravie. Mais ça, c'est elle. Elle qui choisit de le faire. Elle qui choisit cette part de notre relation.
ça ne durera peut-être pas. Je ne le sais pas, ça lui appartiendra, ça aussi.

 

"Je ne suis pas ta copine !"



Donc cette "étiquette" qu'elle a joliment collée sur notre relation actuelle, elle ne correspond pas à cette phrase que nous avons peut-être toutes déjà prononcée "Je ne suis pas ta copine!" mais à sa définition d'un vécu. Son point de vue à elle, avec ses mots à elle.

C'est pourquoi c'est tellement important d'aller voir ce qu'il y a dessous.

 

Dis-moi quelles sont tes étiquettes, je te dirai ... euh... pas forcément qui tu es



J'ai alors re pensé aux étiquettes que je portais étant enfant.
Je crois que les deux plus grosses étaient "lente" et "timide". Quoique la "sage" prenait pas mal de place non plus.
Elles m'ont poursuivi très longtemps, celles-là. Parfois, je dois encore gratter la colle qu'elles ont laissée.

Oh je ne peux pas donner tort à mes parents, ni à toutes ces personnes qui me les ont appliquées.
J'étais toujours la dernière à terminer mon repas, qui souvent était froid. Je mettais des plombes à terminer mes exercices en première primaire (CP), ce qui me valait souvent d'être surnommée "la limace dans un pot de confiture" par la maîtresse. En sport, n'en parlons même pas. C'était la catastrophe et j'étais toujours la dernière "choisie" lorsqu'on faisait les équipes.

 

Mais ces étiquettes, étaient-elles/sont-elles moi?


Je ne peux pas m'en cacher, c'est vrai que j'ai ces traits de personnalité, ou ce fonctionnement... Mais la formulation n'est, avouons-le, pas très très positive. (La "limace dans un pot de confiture", il y a du level, quand même !)


Avoir ces étiquettes version "bof" m'a donné une image de moi "bof" pendant longtemps. Puis l'envie de me battre contre celles-ci pour ne plus être "timide", "lente", "trop sage" (traduction "chiante comme la pluie") et donc me sentir mal, car je luttais finalement contre ma nature. 


 

C'est pendant mes études pour devenir éducatrice spécialisée que j'ai vu qu'on m'accueillait comme j'étais. Tant mes "collègues" que mes profs. J'étais comme j'étais, il n'y avait pas de moule pour être éduc (contrairement à mes études précédentes pour devenir prof), on partait de ce qu'on était pour offrir le meilleur aux personnes qu'on accompagnait.
Ma timidité est devenue une grande capacité d'écoute, ma lenteur une façon d'être posée et même apaisante. Quant au côté sage, je l'ai gardé pour être dans le respect des personnes... et je l'ai laissé derrière moi pour apprendre à sortir du cadre quand je n'étais pas d'accord, ne comprenais pas ou ne trouvais pas de solution. J'ai transformé mes "étiquettes" en "facettes"... Ce n'est pas quelque chose qu'on m'a collé dessus, c'est moi. Selon la lumière qui s'y reflète ça peut sembler bien ou pas bien (et cela dépend donc du regard de l'autre, pas de ce que je suis réellement !) Je peux les transformer au fil du temps, car il y a l'usure, il y a les choix... Et finalement, c'est très précieux tout ça : un peu comme un diamant.

(Et si Marilyn Monroe dit vrai, je suis donc ma meilleure amie!)

 

 

"Le pouvoir de l'acceptation"



Ces grosses étiquettes moches représentent aujourd'hui encore des parts que je n'apprécie pas toujours chez moi, mais aussi les parts de moi que j'aime le plus parce qu'elles font "moi".



Etre dans l'acceptation de ce que je suis au fond de moi m'a également permis d'être plus en paix avec moi-même. Et si ma timidité me fait encore enrager quand, dans un repas avec des personnes que je ne connais pas bien, je n'arrive pas à parler de tout et de rien sans me mettre la pression, dans d'autres circonstances, comme lorsque je donne des formations, les personnes en face de moi tombent des nues quand je leur avoue ce trait de ma personnalité, ou cette difficulté que je peux encore vivre.

 

 

 

 

 

Des post-it-oeillères (parfois collés avec de la superglue)
 


C'est ce travail sur moi qui me permet aussi, je pense, d'être dans la plus grande ouverture possible face aux personnes. J'ai toujours besoin d'aller plus loin que l'apparence ou l'étiquette mise par d'autres. Pour moi, même si je vois des actes qui ne me semblent pas top, je pense qu'il y a une explication qu'on peut essayer de découvrir. Pour moi, les généralisations tuent. Car chaque personne est différente.

 

C'est dans cette façon d'envisager mon individualité que j'accepte de montrer certaines de mes facettes aux personnes que j'accompagne. Ma fille me disait "mais maman, t'es pas sérieuse?" quand j'ai acheté ma fabuleuse trousse "je peux pas j'ai aqualicorne" !
- Que vont penser tes patients?
- Qu'est-ce que tu penserais, toi, si tu voyais une psy avec cette trousse?
- ça me ferait rigoler, je crois, puis je la trouverais sympa.

Voilà, les personnes qui viennent chez moi, viennent parce que ce je leur propose leur parle. Et comme mon premier outil de travail c'est moi, c'est que ça leur convient. Je n'ai pas à faire la "psy sérieuse à barbe" puisque ce serait jouer un rôle. Si ils trouvent trop bizarre ce que je suis, c'est probablement qu'un de mes confrère avec d'autres caractéristiques leur conviendra mieux !

Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, ceci n'est pas réellement moi.


Cette ouverture, j'en ai d'ailleurs fait l'une des règles que j'explique lorsque je démarre une formation : la règle d'ouverture. Chacun a ses idées, opinions, valeurs... On a le droit de ne pas être d'accord, de ne pas comprendre. Dans ce cas, il est préférable de poser des questions, essayer de comprendre... et toujours sans jugement.

En partant de ce principe, on a tellement à gagner !

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2019-01-18T19:43:27+01:00

La chance d'être malade !

Publié par Florence Beuken

Je n’ai plus écrit depuis quelques temps, j’ai aussi été moins présente sur les réseaux sociaux. Et pour cause, une maladie présente-depuis-un-moment-mais-qui-a-décidé-de-frapper-plus-fort-parce-que-je-ne-l’écoutais-pas m’a un tout petit peu fatiguée. Les causes ne sont pas exactement les mêmes, mais les symptômes, finalement sont très proches du burn out. En attendant le traitement, je n’ai plus eu d’autre choix que de lever le pied.

Après un peu de résistance, un peu de colère, d’agacement, de sentiment d’impuissance, j’ai accepté ce nouveau rythme de vie.
Et au final, tel le scribe dans Astérix et Cléopatre, j’ai envie de dire merci ! Merci la vie, merci la maladie.

Est-elle folle ?

Peut-être un peu, je l’avoue. Mais cette « folie » est une amie bien utile dans un quotidien pas toujours rose (« normal » donc…). Quoi qu’il en soit, j’avais envie de vous partager tout ce que cette pause m’a permis de faire.

Vivre l’instant

Etre perpétuellement en mode zombie m’a obligée à vraiment me poser. A accueillir le fait de devoir, dans un premier temps, dormir 17h par jour. Arrêter de râler sur tout ce que je ne pouvais pas faire et me dire que ces moments de glande assumée, je ne me les permettais pas assez souvent. (Bon, j’avoue que les 17h de sommeil, ça va bien un moment, j’étais contente que ça diminue progressivement !)
 


Par la suite, mon énergie n’étant quand même pas extraordinaire, j’ai apprécié de fonctionner en mode « slow life », je me suis créé des petits rituels. Parfois prendre un bain. Parfois simplement me préparer une atmosphère sympa, bougie, encens, tisane, pour comater sous mon plaid (un plaid à manches, le top du top, je vous le conseille) dans le canapé.


Et, là, savourer le temps comme suspendu, prendre conscience de chacune de sensations : l’odeur de l’encens ou des huiles de mon brûle parfum, la lueur de la bougie, la douceur de mon plaid (non mais vraiment, topissime ce plaid !), me tartiner d’une crème qui me fait la peau toute douce, écouter de la musique qui me plait, ou même simplement le silence ou le ronronnement de mon chat…
Ce sont des petites choses qui, au final ne prennent pas (ou pas toutes) tant de temps, mais être obligée de fonctionner au ralenti m’a permis de me souvenir que ça fait tant de bien. Et j’en garde quelques-unes pour mon futur quotidien-au-rythme-redevenu-normal.

 

Voir le positif

 

Comme je viens de le faire pour les petits plaisirs, j’ai aussi réappris à appliquer ce que je clame partout : chaussons nos lunettes roses.
Dans mon rythme lent, j’ai aussi retrouvé un plaisir oublié, celui de la lecture. J’ai attaqué la pile de livres achetés mais pas encore lus. Et je crois qu’ils attendaient, en fait, le bon moment. Parce que tout ce que j’ai lu a fait écho en moi par rapport à ce que je vivais.
J’en parlerai plus précisément dans un autre article. Disons qu’ils m’ont aidé à creuser un peu plus cette histoire de lunettes roses.

Voir le positif, ce n’est pas devenir un imbécile heureux. Au contraire, cela demande une sacrée gymnastique mentale, celle d’élargir sa vision pour voir que même quand ça craint (et purée, ça craint d’être tellement crevé que tu t’endors même devant ta série préférée), il y a des trucs cool.

Voir le positif, c’est aussi faire le tri dans ses émotions. Et notamment une que je ressentais beaucoup : j’ai nommé ………. Trrrrrrrrrrrrr (ceci est un roulement de tambour) rrrrrrrrrrrrrrr … ... ... ... LA COLERE !


J’ai pris conscience que la colère, ça fait souffrir. Et c’est pas cool, parce qu’en fait tu es en colère contre quelqu’un ou quelque chose. Mais c’est toi qui souffres. Pas top !
Du coup, j’ai accepté la maladie, l’état du moment. Parce que déjà elle m’affaiblissait, mais si en plus j’étais en colère contre elle, j’allais encore plus en souffrir. Et bon, « je ne suis pas venue ici pour souffrir, okay ? »
Cette vision des choses, que j’approfondirai dans l’article sur livre « aimer, c’est accepter ses peurs », je l’ai appliquée à d’autres choses, événements, personnes dans ma vie. Et waw ! Cette révélation, cette libération !
Sans tout ce temps pour lire, je n’en aurais peut-être pas pris conscience !

 



 

Faire le point

Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup. Trop. Il faut toujours que je trouve du sens à tout.
Ici, étant fatiguée, je réfléchissais au ralenti, mais du coup, avec en plus ces lectures, je pense que j’ai aussi mieux réfléchi, du coup.
Et ça m’a aidée à refaire le point sur certaines choses que j’aimais.
Par exemple, dans mes moments où j’avais un pic d’énergie, je me suis remise à l’écriture. J’ai terminé le livre en cours depuis deux ans, j’en ai démarré un autre.
Et là j’ai senti « Mais oui, c’est ça que je veux faire ! »

J’adore mon métier, j’adore recevoir des patients, j’adore donner des formations. Mais depuis toute petite, en plus de « psy », « prof », « musicienne » et « cow boy », j’ai le rêve d’être écrivain.
Pourquoi est-ce que je suis passée à côté de ce rêve ? Pourquoi est-ce que je l’ai rangé dans le rayon des « rêves impossibles » ?
Du coup, je l’ai ressorti, il n’y a pas de raison !
(A l’heure actuelle, je réfléchis encore à comment devenir aussi cow boy, si vous avez une idée, je suis preneuse).


 

Visualiser ses rêves
 


Poussée par la satisfaction d’avoir vu ré-éclore un de mes rêves, et inspirée par un autre livre dont je vous parlerai, j’ai décidé d’aller plus loin. Et j’ai écrit tous les rêves que j’avais. Les écrire aide à les rendre encore plus réels et à être plus attentifs aux opportunités qui se présentent.  Un peu comme quand vous choisissez une nouvelle voiture, puis que vous avez l’impression de la voir partout. Vous programmez votre cerveau à voir ce qui était déjà là pour vous aider à aller vers ce chemin, mais que vous ne voyiez pas encore…

Je suis donc encore bien fatiguée, physiquement. Avec cette impression de ne rien pouvoir faire.
Pourtant en quelques semaines, qu’est-ce que j’ai fait comme choses intéressantes, qu’est-ce que j’ai avancé sur mon chemin, comme j’ai travaillé sur moi, sur mon projet, qu’il soit perso, pro…

J’aurais pu me lamenter sur tout ce que cette maladie m’a empêché de faire (et il y en a aussi !), mais je choisis de voir tout ce qu’elle m’a permis de faire, de comprendre, de voir, de vivre…  

 


 

Et je la remercie pour tout ça !


Je la remercie d’autant plus que grâce à elle, je vais encore plus avoir envie de vous encourager, vous qui, épuisés ou en burn out, ne trouvez peut-être plus la force de croire que tout ça a un sens.



 

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2018-06-18T12:18:50+02:00

La bienveillance, ça me fait chier !!!

Publié par Florence Beuken
La bienveillance, ça me fait chier !!!

 

Non, mais soyons honnêtes, autant dire les choses comme elles sont ! 
La plupart des gens, a fortiori ceux à qui on a parlé de bienveillance le pensent sans oser le dire tout haut. 
Et comme quand c'est dans notre tête, on se permet plus et bien je me le permets, comme ça, tout brut !

 


"Ce n'est pas très bienveillant de dire ça !" me direz-vous.
Probablement. Mais autant le dire, "la bienveillance" on n'a rien contre elle, en fait.
Sauf qu'on nous la sort à toutes les sauces, il y a des rumeurs énormes qui circulent à son propos.

La bienveillance ce serait LE truc à la mode qui consiste à laisser tout faire à nos gamins sous prétexte qu'ils ne sont pas capables de gérer leurs émotions.

Ben en fait non, la bienveillance ne concerne pas que les enfants, elle concerne toutes les personnes avec qui on est en relation, enfants comme adultes, et surtout nous-mêmes (à commencer par là, d'ailleurs). 

Si ça commence par moi, ça signifie que je ne dois pas non plus tout accepter des autres?
EH BEN NON ! Tu as des limites, tu as des valeurs, tu as des besoins... Si tu ne les fais pas respecter, comment veux-tu rester bienveillant avec les autres? (En tout cas moi j'en serais incapable !)

La bienveillance, plus que des pratiques ou une méthode, c'est d'abord un regard. Comment est-ce que je regarde les autres? Comment je me regarde moi?
On est dans une société où on va d'abord voir tout ce qui ne va pas... ça n'aide pas à la bienveillance. ("Je vois tous tes défauts, tout ce que tu fais de mal, mais je te regarde avec des coeurs dans les yeux..." Euh, y aurait un bug, là, non?)

La bienveillance, c'est d'abord être bien soi-même... pour être bien avec les autres.

Un truc à la mode?
Un barbu en sandalettes le prônait déjà il y a 2000 ans... (Il n'a pas très bien fini, mais ça c'est une autre histoire).
 


Donc oui, moi je suis une convaincue de la bienveillance. La vraie, pas celle qu'on a caricaturée à outrance. Et j'essaie, au jour le jour de la mettre en pratique dans ma vie. Je n'y arrive pas toujours, mais je l'accepte aussi, par bienveillance envers moi-même...

Envie d'en découvrir un peu plus sur ce sujet? D'en parler avec d'autres? Et même de mettre en pratique, tous ensemble, des petits défis, des exercices pour faire un pas vers cette nouvelle façon de fonctionner tellement agréable? Rejoignez-nous pour 21 jours de défi "J'ose la bienveillance"
Ça démarre lundi 25 et ça se passe, d'ores et déjà, ici !


 

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