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tranchesdevie

2021-01-05T17:18:29+01:00

Ma résolution pour 2021 : un atelier d'art-thérapie

Publié par Florence Beuken

J’avais envie de vous parler de ce nouveau projet qui voit le jour à l’aube de 2021.

Après deux années d’introspection, à propos de moi, mon travail, ma vision de vie, j’ai pu mettre à jour cette petite pensée toute simple (en apparence) : ce qui me caractérise, c’est le lien.



Simple en apparence car, finalement, c’est bien complexe et je me suis arrachée les cheveux de longues minutes avant de réussir à trouver comment le formuler ici par écrit, et donc de manière linéaire.



En tant que systémicienne, j’ai intégré depuis longtemps que ce que nous sommes est le résultat d’interactions avec notre contexte : nous, notre essence, mais aussi la conséquence des liens avec les personnes qui nous entoure, notre milieu de vie… Nous interagissons sans cesse, eux nous influencent tout comme nous les influençons.



Plus récemment, j’ai pris conscience que nous, en tout cas notre présent, est le résultat de notre passé (qui continue d’influencer notre présent, par certains aspects) et de nos projets pour l’avenir.
Tout comme notre présent influence notre (vision du) passé, ainsi que les projets tels que nous les formulons aujourd’hui.

Enfin, j’ai eu la chance de découvrir des personnes qui m’ont éclairée sur la multiplicité des facettes que compose notre être et qui, elles aussi s’influencent les unes les autres. (Corps, émotions, mental, âme…)



J’ai eu l’envie de regrouper tout cela en un projet.



Mon objectif est, depuis deux décennies maintenant, d’accompagner les personnes à mieux se connaître, pour pouvoir poser des actes en cohérence avec qui elles sont, pour mieux vivre leurs relations.



Cette année, j’ai pris conscience de l’importance d’être alignée moi-même pour encore mieux accompagner ces personnes.


Certes, je me forme continuellement, je travaille sur moi, je me fais accompagner également. Cela me semble important dans ce métier !


Pourtant, j’ai reçu à de nombreuses reprises le message qu'il me fallait insuffler plus de créativité dans ma pratique. Longtemps je n’ai pas vraiment compris pourquoi, comment, ou n’ai pas jugé cela essentiel.

 



Puis il y a quelques jours, tout s’est éclairé : je suis énormément dans le présent. Je me projette dans le futur, en tentant de comprendre là où j’ai envie d’aller. Mais je néglige peut-être un peu trop mon passé, qui fait pourtant partie intégrante de moi.



Mon passé, qu’est-ce que c’est ?


C’est l’enfance. L’insouciance, l’aspect ludique également, qui a fait partie de ma pratique pendant de nombreuses années, lorsque j’étais éducatrice.
C’est l’art aussi. Car jusqu’à mes vingt ans, c’est la musique qui prenait toute la place. J’ai coutume de dire qu’elle m’a sauvé la vie, car elle était le seul moyen d’exprimer des émotions dans une famille où cela était proscrit. C’était aussi un des rares moyens de prendre une place, alors que j’étais effacée la plupart du temps. La musique m’a tellement aidée que, lors de mes études d’éducatrice, j’ai décidé de l’utiliser pour aider les enfants et ados que j’accompagnais. C’est à cette époque que j’ai découvert que la musicothérapie existait et que je m’y suis formée, ainsi qu’à l’art-thérapie.

J’ai découvert à quel point l’art, le créatif était un moyen d’expression extraordinaire. J’ai vécu et assisté à des petits miracles. J’ai vu des gens s’ouvrir, renouer avec le gamin en eux, rire aux éclats, lâcher enfin les larmes, j’ai vu des gens dire ce qu’ils taisaient depuis si longtemps, grâce à la magie de l’art. J’ai vu des choses magnifiques, non pas d’un point de vue esthétique (moi-même je ne suis pas très douée de ce point de vue là), car l’objectif n’est pas là, mais d’un point de vue humain !



J’ai donc choisi, pour 2021, de relier en mois ces trois parts qui font de moi ce que je suis, pour vous aider à relier toutes vos parts, pour vous aider à vous « créa’ligner ».

 

 





Ces ateliers seront proposés en 6 séances, le dimanche matin.
Nous fonctionnerons à distance, cette difficulté liée à la période actuelle sera une force et un moyen d’en découvrir encore plus. Nous serons parfois à l’intérieur, dans notre cocon, parfois connectés à la nature. Nous découvrirons plusieurs modes de communication et d’expression qui libérerons les émotions, nos valeurs, nos croyances, notre être.



Vous recevrez, avant le démarrage de l’atelier, une box contenant tout le matériel nécessaire aux 6 séances, ainsi que l’accès à un groupe facebook privé dans lequel vous pourrez échanger sur les ateliers, vos productions, vos découvertes et leur impact dans votre quotidien.



Tarif :
200 euros
(Comprenant 6 séances de 3h, la box contenant le matériel d’une valeur de 55 euros environ et l’accès au groupe facebook)


Pour vous inscrire, c'est par ici
(Réductions si vous vous inscrivez en famille)



Vous avez des questions ? Des craintes ? Vous voudriez bien mais vous ne pouvez point? Contactez-moi ! :)



 

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2020-10-25T16:30:18+01:00

Intuition et thérapie : tu te prends pour Madame Irma ?

Publié par Florence Beuken


Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été attirée par tout ce qui était un peu magique.  Mon grand-père avait une collection impressionnante de livres sur le paranormal de la collection Reader Digest, ainsi que des "Histoires extraordinaires" de Pierre Bellemare que j'avais plaisir à lire en entendant sa voix si particulière. "L'histoire que je vais vous raconter maintenant bafoue toutes les rèles morales et nous renvoie aux origines les plus sombres de l'humanité"... 

J'ai appris récemment que mon arrière grand-mère était une "Macrale de Haccourt" et si j'ai perdu cet accent local, j'ai malgré tout hérité de cet attrait pour les potions (des essences de marguerites de mon jardin pour soigner l'eczéma, rien de bien sorcier finalement).

Bref j'ai toujours aimé ce monde un peu à part.

Sauf que je le gardais pour moi. C'est vrai au fond, ça ne fait pas très sérieux.


Un moyen de me reconnecter à moi

Récemment, dans mon privé toujours, dans cette partie de ma vie sur laquelle je maintenais ce voile pudique, j'ai eu l'occasion d'expérimenter différentes choses. Une plus grande place à l'intuition, une écoute différente de mon corps.

Il faut dire que cela faisait plus d'un an que j'étais malade. Une fatigue immense, qualifiée de fatigue chronique, une prise de poids inexpliquée... Des symptômes très clairs, y compris dans mes résultats de prise de sang, mais des explications inexistantes, tout autant que les solutions que la multitude de médecins que j'ai consultés m'ont apportées (ou plus "pas apportées").

Après une année de repos et de travail d'acceptation de mon état , j'allais déjà un peu mieux. Ensuite, j'ai profité du confinement, pour râler de toutes ces formations, conférences et consultations annulées me recentrer sur moi. Pour me réapproprier mon corps, accueillir, donner une place puis laisser partir des émotions enfouies depuis très longtemps. Pour aller au-delà de l'intellectualisation, et envisager d'autres pistes, d'autres voies de compréhension de moi-même. Une compréhension non plus mentale, mais plus intuitive. Une meilleure écoute, finalement, de ma petite voix.


Des outils zarbi 


Pour explorer tout cela, j'ai donné la place à des outils, des approches un peu plus bizarres. Je pouvais, personne ne me regardait (enfin si, mais je me fichais un peu des taquineries de mon conjoint et ma fille sur ce qu'ils appelaient "mes délires") et moi ça m'amusait beaucoup.

Jusqu'à ce que, moi qui saignais du nez à la moindre montée lors de nos balades quotidiennes (d'une heure et à un kilomètre maximum de la maison), je réussisse à me remettre (avec plaisir!) à une activité sportive, je perde du poids au point de me reconnaitre et même m'apprécier lorsque je me voyais dans le miroir.

Ce que j'ai utilisé ?


La méditation, la cohérence cardiaque, l'auto-hypnose.
Le "journal émotionnel" aussi.

Jusque là, rien d'étonnant, cela fait partie de ma pratique habituelle. Je l'utilise d'ailleurs, ou la conseille, lors des thérapies.

Mais aussi les oracles, le pendule, les graines de vaccaria en acupression, l'écriture inspirée...

 



Là, tout de suite c'est "pas pareil" ! 


Les cartes, j'ai toujours adoré ça. Plus jeune, j'imaginais qu'elles me prédisaient mon avenir et, comme pour les horoscopes, j'y croyais quand c'était positif.
Là, je les utilisais plutôt en guidance. Comme quand, en thérapie, j'invite les personnes à regarder la situation différemment. Mon thérapeute, c'était les cartes. Je prenais, ou pas. En tout cas, j'envisageais les choses différemment, j'y réfléchissais, je ressentais si ça résonnait ou non en moi. Parfois, j'orientais mes méditations en fonction de ces messages. Que cela me convienne ou non, au final, cela me faisait avancer dans ma propre compréhension. Et une compréhension qui allait au-delà du mental.

Le pendule m'est tombé dessus par hasard. Lors d'une formation où, quand la formatrice a dit "bon, on va prendre les pendules" je me suis décomposée en me demandant où j'étais tombée. Pourtant, très rapidement, j'ai pu me rendre compte que le pendule est simplement un médiateur, un intermédiaire qui ne fait que rendre plus visibles les messages que notre corps envoie. Parfois même notre corps seul, si nous l'écoutons, peut nous transmettre les réponses (ce qui est plus discret dans les rayons du supermarché, lorsque vous demandez si tel aliment est bon pour vous, par exemple !)

Depuis, j'ai continué d'explorer, j'ai été bluffée, je me suis formée pour mieux le maîtriser.

 

Un coming out un peu timide


Peu à peu, j'ai trouvé ces outils tellement aidants et extraordinaires que j'ai eu envie de les partager. Toujours la tête dans les nuages, mais les pieds également bien sur terre, je veillais à garder mon esprit critique.
J'ai eu envie d'avoir des témoignages d'autres personnes, de débattre, de mieux comprendre en quoi tout cela était réel, ou non. Ce qui était induit par notre imaginaire, ce qui était lié à l'énergie etc.
J'ai donc créé une page sur facebook où j'ai été étonnée de voir que tant de monde est ouvert à ces mêmes questions.



Là, je faisais bien la différence : je suis un peu sorcière (sceptique malgré tout), mais je ne mélangeais surtout pas ça avec mon boulot. Je n'avais pas envie que ça se sache. Qu'est-ce qu'on penserait de moi? 

Et si ça avait sa place ?

Et peu à peu, j'ai réfléchi.
Est-ce que, finalement, sans tirer les cartes ou utiliser mon pendule, je ne laisse pas une grande place à l'intuition dans mes consultations?

Mais bien sûr que si !
Combien de fois n'ai-je pas dit "Tiens, il y a une image qui me vient", ou encore "Une hypothèse me traverse"... On peut penser que c'est le mental. Mon expérience, mes connaissances. Mais en fait, seulement en partie. Car c'est la perception que j'ai, le ressenti, mêlés à cette connaissance qui font que, paf, un truc me traverse la tête.
En même temps, je n'impose jamais ces intuitions comme des vérités : je dis toujours "vous me direz si ça vous parle", parce que vous restez maître à bord et c'est vous qui savez !

Quand j'y repense, d'ailleurs, pendant mes études de thérapeute familiale, nous avions eu tout un module qui nous aidait à développer notre intuition. Au départ de créations artistiques (Groddeck disait que l'art était une création de l'inconscient qui s'adressait à l'inconscient). J'avais d'ailleurs adoré. 

Certains disent que l'intuition, cette "petite voix" est le Grand Soi, notre âme, d'autres disent que ce sont nos guides, personnifiés ou non... Personnellement je n'en sais trop rien. Et je pense qu'il est bon de laisser à chacun ce qui lui parle.
Je sais juste que mon vécu pendant l'enfance, puis ma profession m'ont aidée à développer cette part de moi, qui ne cesse de croître.



Je suis également consciente que tout le monde a cette faculté. 
Et j'ai eu envie d'intégrer cela à ma pratique.

J'ai toujours eu à cœur que les personnes qui viennent me voir n'aient rapidement plus besoin de moi. 
Donc si en plus elles réussissaient à développer l'écoute de leur petite voix, ce serait vraiment le top !

 

Allez hop, soyons fou, proposons !


C'est pourquoi j'ai décidé de proposer, à ceux qui le souhaitent, de profiter des outils qui m'ont aidées, par "des guidances". Pas pour connaître leur avenir (ça, ce n'est pas mon truc, je ne sais pas faire :) ), mais pour envisager d'autres chemins, explications, manières de faire. Pour ressentir si ça résonne en eux. Pour avancer sur le chemin vers eux-mêmes.


Je ne mélange toujours pas cette part "sorcière" avec la thérapie, ce sont pour moi deux choses complémentaires mais différentes.
Mais je lui fais une place.

Car, de cette façon, je suis entière, authentique.
Et c'est important pour moi.






 

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2020-03-13T14:23:44+01:00

Au secours, l'école est fermée !

Publié par Florence Beuken

On en parlait depuis quelques temps en riant, mais là ça y est, les écoles sont fermées. Dès aujourd'hui, la plupart d'entre nous sont à la maison avec les enfants. Et on peut le voir sur les réseaux sociaux, chez certains c'est la panique ! 
Il faut dire que ce ne sont pas des vacances (peut-être même aurons-nous toujours notre charge de travail télétransportée à la maison), parce que nous ne pourrons pas nous aérer l'esprit dans des festivités, rencontres, concerts, séances ciné, nous ne pourrons pas les emmener se défouler à l'aire de jeux couverte et toutes ces choses très chouettes que nous faisons habituellement lorsque nous passons des journées entières avec eux.
C'est un peu comme quand tout le monde est malade et qu'on est tous enfermé chez nous. Sauf que là, tout le monde pète la forme (enfin surtout les enfants) !

 

Le scénario catastrophe que beaucoup ont imaginé est une maison sens dessus dessous, les enfants survoltés, qui s'ennuient, se disputent, ne veulent pas faire les devoirs envoyés par l'école, notre boulot qui en pâtit, parce que vas-y pour te concentrer dans un souk pareil, la nervosité qui nous prend, l'envie d'être seul.e, un bon gros ras le bol et les cris qui l'accompagnent... 

Pourtant cette période, certes peu habituelle, pourrait s'avérer être l'occasion de prendre de nouvelles habitudes de vie en famille, d'aborder les choses positivement et peut-être même prendre du bon temps tout en posant les fondation de notre future vie plus sereine.

 

 

Comment veux-tu que je bosse avec les enfants ?

 



Si vous télétravaillez, dites-vous qu'on est souvent bien plus productif chez soi qu'au bureau. Donc inutile de culpabiliser si vous ne parvenez pas à travailler autant d'heures qu'au siège de la boîte, puisque vous aurez probablement travaillé mieux en moins de temps. 
Vous pouvez donc profiter de ce temps gagné pour commencer par préparer la journée avec vos enfants, penser organisation avec eux. Ils auront, en principe, eux aussi du travail. En fonction de leur âge, vous pouvez leur permettre de goûter peu à peu à l'autonomie : une séance de travail chacun de son côté puis on regarde ensemble ce qui était difficile ou pas compris, par exemple. Ou, s'ils sont plus jeunes et ont besoin de vous à leurs côtés : "on fait ce devoir ensemble puis tu fais telle activité seul pendant que je fais mes devoirs de mon côté. Je suis là, mais pas disponible pour un petit moment."
Les enseignants auront peut-être des supports à leur proposer, mais n'hésitez pas non plus à chercher avec eux des documentaires sur le sujet étudié, souvent ce qui est expliqué de cette manière est plus facilement compris et mémorisé. Tout bénéf. 
Rappelez-vous aussi que vous n'êtes pas enseignants ! C'est un métier, cela demande les connaissances, l'expertise, les connaissances pédagogiques. Ici, on pallie, on ne remplace pas. Donc pas de pression inutile, encore une fois. Vous faites ce que vous pouvez, comme vous le pouvez. Point.

Si vraiment le télétravail ne va pas être possible, que vous n'avez pas de solution pour garder votre enfant, sachez que la CPAM met en place une aide financière (comme pour un arrêt maladie) pour les parents d'enfants de moins de 16 ans dans ce cas. (Un parent à la fois, par contre). Il suffit de se déclarer sur le site declare.ameli.fr, ceci est valable tant pour les employés que pour les indépendants et auto-entrepreneurs.

 

 

Et si on réinventait nos journées ?

 

Après un passage à ne voir que le négatif de cette situation, j'ai décidé, hier, que ça ne servait à rien et ai chaussé, comme je le conseille souvent, mes lunettes roses. 
Cela m'a permis aussi de rassurer ma fille de 15 ans qui, hier justement, s'est rendue compte de la portée des mesures : non, elle ne pourrait pas voir ses potes pendant plusieurs semaines ; non elle ne pourrait pas faire du shopping ... 
Nous avons donc convenu que, puisque ces mesures sont nécessaires pour la santé de tous, que nous ne pouvions rien changer à cette situation, il était mieux pour nous de voir quel profit en tirer. Et ce profit c'était l'occasion de faire des choses que nous n'avions pas le temps, pas l'idée, pas l'occasion de faire habituellement dans nos journées de ministres. Nous avons choisi de créer une nouvelle routine.

 



Pour vous donner une petite idée, voici le planning de nos journées pour les semaines à venir :

Matin :
- Balade de 30 minutes (nous habitons en pleine campagne ; cette balade sera peut-être mutée en séance de gym en cas de confinement total)

- Méditation

- Travail / devoirs

Après-midi : 

- Rendez-vous skype avec les amis, collègues...

- Activité individuelle ou en famille : créativité (loisirs créatifs, jardinage, déco...), bien-être (cosmétiques maison, relaxation, masque...), cuisine...

Les soirées se passent de manière habituelle, mais plus "slow".

 



C'est bien joli, mais le ménage?



Et bien, si ce n'est pas encore le cas, ça peut être l'occasion de les faire participer à la vie de la maison.
Il y a de fortes chances que si vous passez du temps de qualité avec eux, par des jeux, une attention différente, ils seront aussi plus ouverts au fait de prendre part aux tâches ménagères. Pourquoi ne pas les proposer sous forme de jeu, de défi, voire de moment quasi-agréable (oui, "quasi", faut pas déconner non plus) avec la musique à fond et en chantant à tue-tête ?

Cette femme peut aussi être un homme ou un enfant ;)

 

 

 

 

 

 

 

Ils vont vouloir passer leur vie sur les écrans !

 


C'est probable. Pas vous?

On a tendance à diaboliser les écrans, à raison pour certaines choses, à tort pour d'autres.
Ce qui est néfaste c'est de passer son temps sur un seul type d'activité et de se couper des autres. Par exemple passer sa journée sur Netflix, ou sur les jeux vidéos, et de ne faire que ça, sans plus parler à ses congénères, sans plus se dépenser physiquement. 



Par ailleurs, les écrans sont un moyen de répondre à un certain nombre d'objectifs : travailler, apprendre, s'informer, créer, se relaxer, se changer les idées, et même... (surtout en cette période) garder le lien social ! 
Donc oui, il est probable que durant ce confinement, ce média sera un média de choix. 
Pour ceux qui ont des ados, n'oublions pas que les amis sont importantissimes. Ils passent souvent avant tout, leur lien est ce sur quoi ils construisent leur identité de futur adulte. Il est essentiel pour eux de pouvoir rester en contact.

Pour ceux qui s’inquiéteraient des leçons à apprendre, de devoir prendre la place des profs, il existe un tas de documentaires qui pourront être un super support d'apprentissage pour eux. Certains musées ont ouvert gratuitement leurs portes virtuelles, et un nombre impressionnant d'éditeurs de manuels scolaires ont mis leurs ressources à disposition. Tout ça sur des écrans... mais pour la bonne cause ! 


Personnellement, même si je veille à maintenir un équilibre entre les temps d'écran et les moments à me dépenser ou à partager des moments "irl" avec ma famille, je serai pas mal sur mon pc, pour rester en contact avec vous, mais notamment aussi à jouer à des jeux vidéos (ce qui peut d'ailleurs aussi être un chouette moment de partage, avec ma fille ou avec mon conjoint) ou à regarder des films et séries sur Netflix, que je ne prends peut-être pas le temps de regarder en temps normal.

 

 

On étouffe ! 

 

Si pour certains d'entre nous, l'idée de rester à la maison, ne pas bouger, est plutôt agréable, il faut avouer que pour d'autres cela peut rapidement tourner à la sensation d'emprisonnement voire d'étouffement. Pour les enfants, on peut même presque généraliser cette sensation qui génère en général au bout de quelques heures voire minutes une transformation "hulkienne" assez impressionnante ! 


Que faire?


Plutôt prévenir que guérir ! En fonction de la réalité de vos habitation, il s'agira de créer des espaces (ou des espace-temps) où tout le monde pourra se défouler. Une heure de Boum quotidienne, où chacun crée sa playlist tour à tour? Un jogging ou foot dans le jardin pour ceux qui en ont? Une séance de cri-du-monstre dans un temps donné? Des temps de "récré" bien cadré où, pour une fois, on peut courir et crier dans la maison?



Ma fille, qui démarre ses devoirs à distance a reçu la consigne du jour de son prof de sport : l'exercice du Mont Blanc, monter et descendre les marches de l'escalier, de plus en plus rapidement, pendant 5 minutes. Pour ceux qui le souhaitent, faire cet exercice sur "Le lundi au soleil". Sa conclusion : "5 minutes c'est long, finalement, je suis crevée !" 

 



On étouffe ! (bis)

 

On a beau les aimer plus que tout, il faut bien avouer que ces petits moments de solitude que l'on a au fil de la journée sans même s'en rendre compte (pendant les trajets en voiture, ou jusqu'aux transports en commun par exemple) sont vitaux. On a besoin de respirer. 
Et là, ça va s'avérer compliqué. Et long.
Si on ajoute à cela le stress, l'incertitude des semaines à venir, la peur, voire l'angoisse générée par certains médias, l'ennui, les tensions... cela peut rapidement tourner au pugilat, même pour les plus calmes d'entre nous.


Il convient donc de créer, renforcer, réinventer les règles de vie en commun. On peut , pour cela, se réunir, et demander à chacun ce dont il a besoin pour se sentir bien avec les autres, et éditer des règles qui permettront à tous de voir ses besoins comblés.
Il convient également de prévoir des sas : une bulle individuelle, une bulle conjugale (autant de bulles que l'on veut, en fait) et de délimiter clairement où, quand, comment on respecte les bulles de chacun.


 

 

 

Pour que nous puissions nous soutenir et partager des idées, j'ai ouvert le groupe Facebook "Au secours, on est enfermés". N'hésitez pas à nous rejoindre.



Pour aller plus loin et profiter de cette période pour créer une nouvelle façon de vivre ensemble, je vous invite à rejoindre le programme "Confinement : mode survie (relationnelle)". Vous recevrez deux à trois fois par semaine, des conseils, tuyaux, théorie (mais pas trop) pour apprendre à mieux communiquer, gérer votre stress et retrouver l'harmonie familiale... en période de crise, mais aussi après ! Ce programme vous donnera également accès à un groupe facebook secret, où échanger de manière plus personnelle sur notre vécu de la situation et, pour ceux qui le souhaitent, à un accompagnement thérapeutique à tarif préférentiel.


 

 


 

 

 



 

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2020-02-24T09:04:38+01:00

Aimer son enfant : une évidence. Ou pas !

Publié par Florence Beuken

Ma fille était aimée, attendue. Très. Cela faisait 3 ans que nous avions ce projet d'enfant, j'avais fait trois fausses couches, ça avait été dur. Très.
Elle était là, enfin. Pendant ma grossesse, nous avions fait de l'haptonomie, je lui parlais, je chantais. J'avais un projet de naissance, tout était prêt pour elle. C'était le bonheur.
Quand je l'ai vue, enfin, mon premier regard sur elle, les yeux plein de larmes, je me suis dit "mon dieu, on dirait un alien". Et je me suis tout de suite détestée d'avoir pensé ça.

Certes elle était "grande préma", elle pesait à peine plus d'un kilo. Moi j'avais frôlé la mort et je devais être bourrée de médicaments. D'ailleurs, je n'avais rencontré ma fille que le lendemain, transportée dans mon lit d'hôpital. 
Mais n'était-on pas censée, en tant que mère, trouver notre enfant magnifique? Le plus beau du monde? L'aimer dès le premier regard? Ce fameux instinct maternel...

Quand je l'ai prise dans mes bras la première fois, je ne me suis pas sentie à l'aise du tout. Je ne savais pas quoi faire, c'était bien plus simple quand elle était dans mon ventre ! Son papa s'en sortait bien mieux que moi. Ça me faisait culpabiliser encore plus.

Premiers jours, je suis perdue


Je me suis remise peu à peu, passant de mon lit de réanimation à la chaise roulante en maternité, puis pouvant marcher, plus ou moins, accrochée aux rampes. Plus le temps avançait, plus j'avais envie d'aller la voir, et plus je restais. 
"Bonjour maman de Valentine" clâmaient à chaque fois les infirmières. Je trouvais ça ridicule, et en même temps cela me permettait de me sentir mère. Cette identité, cette part de moi, était reconnue, avant même que je la ressente moi-même.
Puis l'entrée dans la salle de néonat me renvoyait comme une gifle "Une mère reconnaîtrait les pleurs de son enfant entre mille. Moi je ne reconnais même pas ceux de ma fille entre dix."

Honnêtement, je ne sais pas qui a inventé cette grandes croyances, mais il devait être bien sadique.

Je me sentais tellement mal, à la fois pour ce traumatisme personnel et pour cette difficile entrée dans la vie de mère, que j'ai envoyé bouler la personne qui est venue me proposer son aide. La psy de l'hôpital. 
Bon, je reste aujourd'hui persuadée qu'elle s'y est mal prise : elle me l'a proposée, comme ça, directement, violemment. "Ce que vous traversez est difficile, vous voulez en parler?" Je ris aujourd'hui de ma réponse, après en avoir eu honte quelques années, tellement j'ai été dédaigneuse : "J'étudie en ce moment la victimologie et le stress post traumatique. Comme j'aime faire les choses à fond, je l'étudie aujourd'hui de l'intérieur. ça ira, merci !" 
J'en ris mais je déplore aussi que personne n'ait pu voir derrière ce genre de réponse, ni elle, ni les infirmières, ni mon mari, que j'allais vraiment très mal.



Tellement mal, que 6 mois plus tard, je me faisais la malle. Adieu le mari, adieu la belle maison, adieu mes chiens et chat. Je suis partie sans me retourner "parce que je voulais vivre, découvrir de nouvelles choses, de nouveaux horizons, et non plus rester planplan comme mon mari".  J'ai perdu ma meilleure amie, aussi, qui en a dû en avoir marre que je me renferme sur "moi et mes nouvelles expériences".
Il m'a fallu près de dix ans pour comprendre qu'en réalité, plus que vouloir vivre, je voulais fuir. Fuir tout ce qui me rappelait ce moment difficile. J'étais en dépression. 

Ma fille est restée deux mois en néonat. Je passais mes journées là bas, assise dans ce gros fauteuil à côté de sa couveuse, à la garder contre ma peau. J'avais l'impression de retrouver la fusion de la grossesse. Je pleurais. Je lui parlais. Je lui racontais le début de sa vie. J'essayais de lui dire que je l'aimais aussi. Mais ça a pris du temps, au début mes mots restaient coincés dans ma gorge, je me sentais ridicule.

Accompagnée par les infirmières, j'ai appris à entrer en contact avec elle, lui prodiguer les soins, la masser... L'assistante sociale du service a pu poser des mots qui m'ont marquée et m'ont déculpabilisée. Elle le sait aujourd'hui car j'ai tenu à la remercier, 14 ans plus tard : sa douceur et sa bienveillance ont contribué au lien que j'ai aujourd'hui avec Valentine et à la confiance en moi que j'ai par rapport à ce rôle de maman.
J'avais besoin d'un accompagnement plus que d'une aide de wonderpsy, parce qu'une aide ça m'enfonçait encore plus dans mon sentiment d'incompétence.

Un bon mois plus tard, la communication est possible


Et surtout cette expérience m'a aidée à comprendre que non, l'instinct maternel n'existe pas. La relation à son enfant, c'est quelque chose qui se construit, peu à peu. Plus vite pour certaines que pour d'autres. Autant pour le père que pour la mère.


Ne pas y arriver de suite ne fait pas de vous de mauvais parents. 
Certains auront des histoires extraordinaires à raconter, j'avoue en avoir eu aussi, par la suite. Mais devoir se centrer sur soi, avant de faire connaissance peu à peu avec son enfant, en est une aussi, d'histoire extraordinaire. Et je pense qu'il y en a bien plus que d'histoires de coups de foudre à la naissance.

Je ne pensais jamais raconter cette histoire (quoique je l'ai fait sous un pseudonyme pour un article de magazine il y a quelques années), encore moins sur un blog où j'ai ma casquette de pro.
Mais lire le témoignage d'une amie, sur les réseaux sociaux il y a quelques jours, connaître quelques histoires autour de moi, souvent confiées en secret, me fait dire qu'il est temps d'oser dire que la maternité n'est pas innée (pour le papa, on le sait, ce serait même le travail d'information inverse qui serait nécessaire), que parfois c'est difficile, voire très difficile. 
Mon histoire a moi se résout plutôt pas mal, et rapidement, du moins en ce qui concerne le lien mère-enfant.

Pour d'autres c'est plus difficile, comme cette amie qui me confiait avoir mis deux ans avant de réussir à accepter puis aimer sa fille. Mais je crois que je dois mon salut à la gravité de notre état de santé à toutes les deux, et au fait que nous ayons été prises en charge longtemps à l'hôpital, au sein d'une équipe de néonat extraordinaire et dans une bienveillance incroyable. Quand je vois les dégâts sur ma vie de femme, je n'ose même pas imaginer ce que cela aurait donné si je m'étais retrouvée seule à la maison avec mon bébé 3 ou 4 jours après l'accouchement.

J'espère, par ce billet, sensibiliser les personnes à la difficulté maternelle. A la fois parce que je suis persuadée que savoir que cela existe permet de chercher de l'aide plus facilement si cela nous arrive. Mais aussi parce que je pense que cela est trop méconnu et passe inaperçu aux yeux de l'entourage qui se dit souvent "elle est fatiguée, c'est normal, ça va passer". Soyez attentifs aux signes, soyez là, à côté. 

 

 



Pour ne pas rester seule, vous pouvez contacter l'association Maman Blues qui propose des groupes de parole un peu partout en France et en Belgique.
Vous trouverez d'ailleurs sur leur site l'article que j'avais écrit pour le magazine Femmes d'aujourd'hui, et où je me suis renommée Fabienne :D

 





 

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2020-02-11T09:36:32+01:00

L'auto-bienveillance ou la théorie de la vessie

Publié par Florence Beuken

Avec l'explosion des burn out, on commence (enfin) à nous le dire : pensez à vous ! 
Des histoires, des images nous aident à comprendre pourquoi l'égoïsme (à doses raisonnables, bien sûr) n'est pas un défaut, mais une nécessité. Ce matin, une image m'a semblé encore bien plus parlante que toutes celles que j'avais déjà lues ou entendues.

 


J'avais déjà entendu le parallèle fait avec les masques à oxygène dans les avions.
Et effectivement, c'est très parlant. Vous avez déjà probablement tous pris l'avion, et si vous avez pris la peine d'écouter les consignes de sécurité, on nous le répète : en cas de problème, toujours mettre son propre masque à oxygène avant de s'occuper des autres. Quand on y réfléchit deux secondes, c'est tout à fait logique : si j'utilise du temps à m'occuper des autres personnes, en l'occurrence des personnes plus faibles, en leur mettant leur masque par exemple, je ne serai pas moi-même en sécurité. Et il est possible que je perde connaissance avant même d'avoir pu les aider. Ce qui est quand même balo, avouons-le.



Maintenant, je vais vous demander de lever la main si vous avez déjà vécu la situation décrite ci-dessus. Je pense que très peu d'entre nous, et heureusement, l'avons vécue. Donc nous pouvons comprendre, intellectuellement, cette logique, bien sûr. Mais le mental ne parle pas aussi bien que l'expérience, l'émotion, le vécu.

C'est donc ce que je vais vous proposer d'explorer comment nous pouvons vivre une expérience qui répond à la même logique, d'une manière certes moins tragique (quoique) mais bien plus fréquente. Pour cela, je vous invite chez moi.
Nous sommes mardi matin, il est 7h. Je suis encore sous la couette, dans un demi-sommeil. J'entends, à l'étage du bas, un peu d'agitation : ma fille se prépare pour l'école. Bientôt, je me lèverai, comme chaque matin, pour lui faire son "bisou de bonne journée". En attendant, je continue de profiter de mon oreiller moelleux, de ma couette toute douce et de la chaleur de mon lit (toujours plus confortable le matin au réveil que quand on essaie de s'endormir le soir, vous avez remarqué?)
Tout est parfait. Enfin, tout le serait si je n'avais pas CETTE ENVIE PRESSANTE DE FAIRE PIPI !

 



A ce moment, j'hésite. Parce que non seulement c'est difficile de choisir entre la délivrance du pipi ou la chaleur du lit. Mais en plus parce que j'ai la vision de ma fille qui, alors que sautillant sur place je m'apprête à rentrer dans les toilettes, me saute dessus pour raconter un truc super important, me faire signer le papier méga urgent qu'elle a oublié de faire signer depuis une semaine, ou encore me faire un gros câlin qui ne peut pas attendre.  

Et là, je pense à vous. Parce que je me dis que cette situation est peut-être l'une des rares où on va se permettre de dire à notre enfant/conjoint/boss (enfin au bureau, pas au saut du lit) "Attends juste deux minutes, j'arrive ensuite".
Le pipi salvateur, finalement, qui va nous permettre, une fois n'est pas coutume, de nous faire passer avant.

Et même si vous êtes du genre à vouloir être présent à tout prix, imaginez... Vous sautillez sur place, vous serrez les cuisses, vous n'en pouvez plus, ça demande toute votre concentration. Etes-vous présent autant que vous le voudriez? autant que votre enfant/conjoint/boss en a besoin? Arrivez-vous à écouter?être attentif à l'autre? ... Plus votre besoin sera grand et plus vous tarderez à y répondre, moins vous pourrez être là pour ce proche.  


Pourquoi ne pas le faire pour d'autres choses?

"Ben là c'est un besoin, en fait. Il arrive un moment où je ne peux plus attendre"!


Mais des besoins, il y en a plein d'autres, nom d'un p'tit bonhomme ! Et pourtant vous les ignorez la plupart du temps. 
Besoin de calme, de solitude, d'apaisement et j'en passe... Pourquoi ne pas en tenir compte?

 



Ces besoins que vous niez, certes, ils ne vont pas laisser une flaque sur le carrelage, mais ils vont faire probablement plus de dégâts. Des dégâts invisibles d'abord. Qui vont finir par fatiguer votre corps, entraînant un épuisement au niveau émotionnel, relationnel... Et bardaf, c'est l'embardée !

Ecoutez vos besoins psychologiques autant que votre vessie !


Mettez votre masque à oxygène... Vous serez alors plus serein et disponible pour ceux que vous aimez.


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2020-01-31T15:29:50+01:00

Le choc de la première expatriation [Article invité : Annaick HAULLE GORGE]

Publié par Annaick Haulle Gorgé (article invité)

Avec un groupe de collègues, nous avons eu l'excellente idée de partager nos ressources. En effet, chacun a son approche, ses compétences propres, son expérience... et nous trouvions dommage de chacun les garder pour nous.
C'est comme cela qu'est née l'idée des "articles invités" : régulièrement, nous donnerons, sur nos blogs respectifs, la parole à un collègue qui apportera son point de vue, son approche, des outils éventuellement sur un sujet qui intéressera à coup sûr nos lecteurs habituels.

Pour démarrer, c'est une collègue expat' (mais qui elle est partie de France puis revenue) que j'ai eu envie de vous présenter. Annaick Haulle Gorgé est coach en transition professionnelle et accompagne les expats au retour en France. Elle nous partage ici une expérience que j'ai moi aussi connue, et dans laquelle je me reconnais énormément ! 

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions... et la contacter !

 

***

Le choc de la 1ère expatriation

 
Les idées reçues sur l'expatriation 

Je crois qu’aujourd’hui on dit un peu plus que l’expatriation n’est pas qu’amour, gloire et beauté … comme on peut dire aussi que la maternité n’est pas que luxe, calme et volupté (pour élever un peu le niveau de mes références !).

Mais : 

  • De la même manière que pour ma 1ère grossesse je me sentais un peu seule à trouver que c’était un peu dur
  • et que je trouve que depuis beaucoup de livres et d’humoristes ont libéré la parole
  • De la même manière je me suis sentie très seule à ne pas "sur adorer" ma 1ère expatriation.

 

La préparation avant la 1ère expatriation !

Il y a un autre point commun à ces 2 sujets, je n’étais absolument pas prête à la réalité des choses !

Alors autant pour ma fille j’avais lu beaucoup de livres pour être une bonne mère mais quand j’ai pleuré après la naissance j’ai été dépassé

Autant pour l’expatriation je n’avais rien lu rien préparé … et en même temps je partais aux pays bas, autant dire pas d’exotisme donc relax, j’étais enceinte de mon 2ème, on vendait l’appart donc j’ai été bien occupée jusque l’arrivée le jour J

 

L'arrivée en expatriation la 1ère fois 

 

Quand tu te mets un peu trop de pression !

Et j’ai donc débarqué quelques jours avant la rentrée des classes avec zéro contact sur place, aucune info et 2 enfants de 3 ans et 2 mois. Je venais d’arrêter de bosser ce que je n’avais jamais fait de ma vie et j’étais ravie parce que jusqu’ici je travaillais beaucoup (trop !).

Donc je passais de femme active à mère au foyer, de copines tout le temps à zéro, de 1 à 2 enfants, et je venais de décider d’arrêter de fumer avec les kgs de grossesse à perdre (ba quoi !!).

 

La tristitude !

On était en 2010, Expats Parents n’existait pas, il y avait peu de choses sur internet, j’avais heureusement pris contact avec La Haye Accueil et j’avais dans mon agenda un café d’accueil quelques jours plus tard.

 

Et heureusement ! Parce que je n’ai pas vécu que des jours roses et faciles !!

J’ai « découvert » que je détestais être à la maison sans travailler. Je dis découvert mais  je suis quelqu’un qui n’aime pas trop ne rien faire et je le savais mais j’avais tellement travaillé les dernières années que je pensais que ça allait me faire du bien … et  en fait non parce que ça n’a rien à voir avec des vacances, j’étais loin de mes proches, de mes amis, et avec un tout petit de 2 mois donc assez peu libre de mes mouvements.

Et j'ai un peu pleuré !

 

J’ai très vite retravaillé et cherché un projet professionnel nomade pour la suite de l’aventure. 

 

Les chocs de la 1ère expatriation 

Le 1er choc de l’expatriation a donc été celui-ci pour moi : la découverte du vide des journées.

Je dis vide sachant que mes petits loups m’occupaient bien mais je n’avais pas ce qui m’était utile et important pour moi.

Et c’est une chose essentielle je le sais maintenant et je le conseille à chacun pour réussir une expatriation ou une impatriation : de quoi avez-vous besoin pour vous sentir bien ?

Travailler est mon cas- et je me suis sentie très isolée à l’époque je dois l’avouer avec ce besoin !. Je vois bien maintenant que je ne suis pas la seule « conjointe suiveuse » à avoir envie/besoin de bosser ! Mais vous pouvez ne pas avoir envie de travailler et ne pas vous juger non plus !

Cherchez "juste" à vous faire votre nouveau quotidien qui vous épanouit !

 

L’autre partie du choc a été d’être loin

Surtout qu’à l’époque (on dirait que je parle de l’antiquité mais je vois clairement 10 ans après la différence dans cette 2ème expatriation !) il n’y avait pas WhatsApp.

Il fallait pour se joindre faire un Skype derrière un PC … Pas tout à fait fluide ! Donc je n’appelais pas tellement mes proches, mes copines et la coupure a été brutale surtout au début quand vous n’avez pas encore de nouvelles copines !


Enfin, le dernier a été que les Pays-Bas c’est tout près mais c’est pas la France,

La culture est différente, la nourriture aussi (et un Français est casse-pied sur le sujet mais les Pays-Bas ne sont pas le pays de la gastronomie !), l’accueil local pas toujours des plus chaleureux… et je ne m’y attendais pas du tout …

Sur ça j’en avais parlé avec une psy spécialisée en expatriation qui m’avait expliqué que c’était souvent ces expatriations les plus proches les plus difficiles parce que justement on ne s’y prépare pas. On pense que ça va être simple alors que si on part très loin on sait qu’on va devoir s’adapter et du coup ça se passe mieux.

Un peu comme un retour d’ailleurs, on a cet effet où on peut penser qu’on connait parce qu’on est chez nous… et à la fois plus tout à fait ce qui rend la chose inconfortable.

 

Et pourtant j’ai survécu !

  • Grâce à l’accueil français, ses soirées plage et un bon groupe de copines ! Et c’est aussi un conseil que je donne : sortez, osez, forcez-vous si ce n’est pas votre nature mais vraiment inscrivez-vous aux activités parce qu’on est toutes loin des nôtres et qu’au milieu des toutes ces inconnues il y a forcément une copine sympa 😉

 

  • Parce que j’ai bossé, fait du bénévolat, repris une formation de coaching : je suis de toute façon nulle dans tous les travaux manuels, mon abonnement sportif était une blague et j’ai eu un moment de joie en réouvrant Excel ! Oui mon cerveau aime bosser (mes cuisses non!)

 

  • Parce que j’ai aussi cherché ce qui me rendait heureuse : lire « Elle » me manquait vraiment alors je me suis abonnée, lire des livres beaucoup et aux Pays-Bas j’ai fait partie de nombreux clubs de lecture et c’était génial, continuer à faire les sorties d’école au parc avec les enfants et donc travailler mais pas tout le temps, profiter de ce temps en expatriation aussi : j’ai été au parc, à la plage, déjeuner à la plage, … aussi souvent que j’avais envie ! Et je continue dans cette deuxième expatriation, sinon autant rester en France je trouve. La création de ma société me le permet, je m’organise à mon rythme.

 

  • Et que j’ai repris la cigarette au début et n’ai arrêté qu’au bout d’un an (et pas repris depuis yihaaaa !), parce que j’ai accepté qu’on ne pouvait pas tout en même temps….

 

  • Parce que cette expatriation en me donnant du temps et du recul et en décidant de faire des études de coaching a accéléré le chemin de connaissance, d’apaisement avec aussi la méditation … et que je continue ce chemin depuis parce qu’il est long et pas du tout droit !!

 

Après les 3 ans aux Pays Bas nous sommes finalement rentrés en France, mais quand une 2ème expatriation s’est profilée, je n'ai pas eu peur (enfin pas trop !) parce que je savais que je savais ! Et effectivement 

  • je suis partie avec un projet professionnel 
  • des milliers de livres
  • mon abonnement à Elle !
  • j'avais déjà arrêté de fumer ;-) 
  • j'avais contacté du monde avant de partir !
  • et je n'avais presque pas d'attente sur ma perte de poids !!

 

Annaick Haulle Gorgé

J’accompagne les personnes qui veulent être heureuses au travail et par leur travail sur 2 types de programmes en ligne : - Trouver sa Voie : si vous voulez changer de métier un peu, beaucoup, à la folie ou Savoir se Vendre : pour changer de boîte ou retrouver du travail déjà pour commencer ! et mon parcours de vie m'amène à bien connaître les problématiques des expats : je vous accompagne donc aussi pour trouver un projet au départ comme au retour !

 



 https://www.ah-accompagnement.com/ 
Pour me contacter :  ah-accompagnement@hotmail.com 


Page Facebook : https://www.facebook.com/AH-Accompagnement-338272310029530
 


 

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2019-11-16T12:18:00+01:00

"Une séance, s'il- vous-plait ! Et une suspendue" Quand la solidarité s'en mêle.

Publié par Florence Beuken

Je pense que je suis une révoltée dans l'âme depuis très très longtemps. L'injustice m'a toujours semblé insupportable. J'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m'ont permis de saisir des chances et sortir d'un chemin qui aurait pu être tout tracé pour moi.



Pendant mes études, je n'osais sortir de ma réserve pour m'insurger contre la théorie de "l'héritage culturel". Que faisais-je là, sur ces bancs de l'école, s'il y avait cette fatalité de rester dans le niveau social que nos parents nous transmettaient ? Je ne le voulais pas pour moi. Je ne le voulais pas pour les autres.



Ce sentiment d'injustice m'a poursuivie et je le ressens encore régulièrement quand j'entends des personnes me dire "je ne vais pas pouvoir suivre les séances, c'est un peu compliqué niveau budget."


Y a-t-il une fatalité à continuer à aller mal, si ça va mal financièrement?

Certes, je pense que parfois cela peut être une question de volonté. Il y a des choix à faire, et décider d'aller bien peut être une priorité. Je repense souvent à Monsieur O. qui, à 67 ans, faisait deux fois par mois une dizaine de kilomètres à pieds pour venir en thérapie, et prévoyait son budget en fonction de cette "activité nécessaire à son bien-être", malgré une petite retraite.
Pour l'avoir vécu de l'intérieur, parfois ce n'est tout simplement pas possible. On peut retourner le problème dans tous les sens, on peut réduire les dépenses au max, manger des pâtes au beurre en fin de mois (qui commence de plus en plus tôt), on ne trouve pas cet argent qui pourrait nous aider à sortir la tête hors de l'eau.
Il arrive d'ailleurs qu'on ne rentre pas dans les cases de "ceux qui peuvent bénéficier d'une aide", parce que, oui, on peut travailler et "être pauvre", on peut "être propre sur soi et donner le change" mais en crever.

 



Quand j'en ai eu l'occasion, j'ai proposé à des personnes, qui osaient me le dire, de réduire le montant des séances, de les espacer, de faire du troc... Mais je me mettais finalement en difficulté. Et ce n'était pas "juste" pour moi.
Dans les réseaux d'entrepreneurs, j'ai pu constater que d'autres collègues se posaient la même question : comment trouver l'équilibre entre main tendue et respect de soi ?

C'est alors qu'est venue l'idée des "séances suspendues". A l'instar des cafés suspendus, projet initié en Italie il y a quelques années.


Le fonctionnement? Très simple et basé sur la solidarité : une personne qui "passe par là" et en a la possibilité, laisse le montant d'une séance (ou une moitié) pour qu'une personne qui passera par là plus tard, et n'a pas les moyens de se l'offrir, puisse bénéficier de cette séance suspendues.



De mon côté, ça y est, j'ai franchi le pas : une page explicative sur mon site a été créée, un compte paypal entièrement dédié à ce projet a été ouvert. Je n'attends plus que les généreux donateurs...
 


D'ailleurs... saviez-vous que le 3 décembre était la journée de la générosité ("Giving Tuesday" aux Etats-Unis)?
A cette occasion, je ferai une action spéciale pour accueillir de nouvelles personnes. Vous m'aidez?

 

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2019-11-08T17:16:48+01:00

Insufflatrice de paix dans le monde

Publié par Florence Beuken

Il y a quelques jours, lors d'une réunion du collectif Parentalité "Pôp & Co", j'ai eu une illumination.
Encore? Allez-vous me dire. Et bien oui.
L'une des participantes mettait en effet le doigt sur ce qui fait toute la difficulté que j'ai à présenter mon activité professionnelle de manière brève et succincte aux personnes qui me le demandent (et attendent une vraie réponse).


Habituellement, je pars sur du "je suis thérapeute, mais je travaille également comme formatrice, ma spécialité c'est... mais je m'intéresse aussi à ..." Et là, non seulement, j'ai perdu mon interlocuteur, mais je bâille d'ennui de mes longues explications.


Là, il apparaissait bien plus important de miser l'accent sur les bénéfices attendus. De mettre le doigt sur ce qu'on allait changer, ce à quoi on allait arriver, avant même de dire par quels moyens.
Tout l'inverse de ce que j'ai toujours fait.

C'est donc ce matin dans ma douche (l'un de mes deux endroits favoris pour réfléchir, l'autre étant ma voiture) que j'ai cogité : quel était mon objectif, finalement? A quoi est-ce que j'aspirais? Quel était mon grand rêve ? Me sentant une véritable Miss, j'ai ouvert les bras avec grâce et me suis écriée, de ma voix la plus suave "La paix dans le monde !"



Bon évidemment, la paix dans le monde, c'est la réponse bateau, cucul la praline et tout et tout. Mais c'est vrai. Si j'y réfléchis, vraiment, au plus profond de moi, ce que j'aimerais par dessus tout, c'est que tout le monde puisse vivre en bonne intelligence, chacun avec ses différences, ses choix, sa manière d'être ou de vivre ; que l'on arrive à communiquer ensemble, à trouver chacun la voie vers ce qui nous rend le plus heureux sans avoir besoin d'écraser les autres.

Alors bien sûr, je n'ai pas réussi à rentrer dans le micro-short de Wonderwoman. Donc il a fallu que je revoie mes objectifs à la baisse. Puisque je ne pouvais pas sauver le monde, j'allais simplement faire ma part, en sachant que d'autres faisaient la leur, avec des approches différentes, ou similaires.

Et donc pour approcher la paix dans le monde.
J'ai choisi d'apporter la paix dans les maisons.
Et donc la paix individuelle... qui permet la paix relationnelle.



Si je me prêtais à la mode des nouvelles appellations d'activités que l'on voit fleurir sur le net, je pourrais m'appeler "diffuseuse de paix", "diplomate des familles" ou encore "fée un effort tu vois bien qu'il s'exprime".

Pardon, je m'égare... en risquant de m'attirer les foudres de mes collègues, qui plus est !

Mais donc oui, c'est ça que je fais : j'aide les personnes à se sentir en paix avec elle-même, pour se sentir mieux avec les autres".


Mais comment fais-tu cette chose si extraordinaire, Florence?

Et bien, je propose des consultations, individuelles, conjugales, familiales. Je propose également des formations sur les thèmes des émotions, de la communication.
ET comme je suis très sensible au bien-être individuel, dans cette société perfectionniste, je propose une foultitude d'activités pour lutter contre l'épuisement, quel qu'il soit.

 

 





 

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2019-11-04T13:54:58+01:00

Ôtez cette étiquette que je ne saurais voir

Publié par Florence Beuken

 

C'est ma fille, lors de mon anniversaire, qui m'a fait cogiter sur tout ça en me souhaitant ses bons voeux et en me demandant de rester toujours aussi jeune dans ma tête, ainsi que sa maman meilleure amie.
Bien sûr, j'ai trouvé ça touchant. Mais en même temps, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ce qu'on m'a inculqué comme ce que devait être la relation parentale (ou éducative au sens large), ou en tout cas ce qu'elle ne devait pas être : une relation d'amitié !

 

Mettre les lunettes de l'autre pour mieux comprendre ses mots



Puis j'ai réfléchi, et j'ai discuté avec elle de ce qu'elle voulait dire par là. Et donc ce qu'elle mettait derrière cette étiquette : la confiance, le fait de pouvoir parler de ce qu'elle vit, ses émotions, être acceptée et aimée comme elle est, le fait de rire ensemble, passer des bons moments, m'aimer et me respecter, aussi.


Pour moi, cette présence, cette confiance, cet amour inconditionnel, cela fait partie de mon rôle de maman (tel que je le conçois pour moi). Les règles? L' "autorité"? Elle a 14 ans, les règles importantes pour moi, elle les a intégrées. Les nouvelles, celles qui correspondent à son évolution d'adolescente, on en discute ensemble. C'est ce qui fait que j'ai confiance en elle, que je peux lui laisser une certaine liberté.


La confiance qu'elle a en moi? Le fait qu'elle me raconte sa vie, me demande mon avis? J'en suis évidemment ravie. Mais ça, c'est elle. Elle qui choisit de le faire. Elle qui choisit cette part de notre relation.
ça ne durera peut-être pas. Je ne le sais pas, ça lui appartiendra, ça aussi.

 

"Je ne suis pas ta copine !"



Donc cette "étiquette" qu'elle a joliment collée sur notre relation actuelle, elle ne correspond pas à cette phrase que nous avons peut-être toutes déjà prononcée "Je ne suis pas ta copine!" mais à sa définition d'un vécu. Son point de vue à elle, avec ses mots à elle.

C'est pourquoi c'est tellement important d'aller voir ce qu'il y a dessous.

 

Dis-moi quelles sont tes étiquettes, je te dirai ... euh... pas forcément qui tu es



J'ai alors re pensé aux étiquettes que je portais étant enfant.
Je crois que les deux plus grosses étaient "lente" et "timide". Quoique la "sage" prenait pas mal de place non plus.
Elles m'ont poursuivi très longtemps, celles-là. Parfois, je dois encore gratter la colle qu'elles ont laissée.

Oh je ne peux pas donner tort à mes parents, ni à toutes ces personnes qui me les ont appliquées.
J'étais toujours la dernière à terminer mon repas, qui souvent était froid. Je mettais des plombes à terminer mes exercices en première primaire (CP), ce qui me valait souvent d'être surnommée "la limace dans un pot de confiture" par la maîtresse. En sport, n'en parlons même pas. C'était la catastrophe et j'étais toujours la dernière "choisie" lorsqu'on faisait les équipes.

 

Mais ces étiquettes, étaient-elles/sont-elles moi?


Je ne peux pas m'en cacher, c'est vrai que j'ai ces traits de personnalité, ou ce fonctionnement... Mais la formulation n'est, avouons-le, pas très très positive. (La "limace dans un pot de confiture", il y a du level, quand même !)


Avoir ces étiquettes version "bof" m'a donné une image de moi "bof" pendant longtemps. Puis l'envie de me battre contre celles-ci pour ne plus être "timide", "lente", "trop sage" (traduction "chiante comme la pluie") et donc me sentir mal, car je luttais finalement contre ma nature. 


 

C'est pendant mes études pour devenir éducatrice spécialisée que j'ai vu qu'on m'accueillait comme j'étais. Tant mes "collègues" que mes profs. J'étais comme j'étais, il n'y avait pas de moule pour être éduc (contrairement à mes études précédentes pour devenir prof), on partait de ce qu'on était pour offrir le meilleur aux personnes qu'on accompagnait.
Ma timidité est devenue une grande capacité d'écoute, ma lenteur une façon d'être posée et même apaisante. Quant au côté sage, je l'ai gardé pour être dans le respect des personnes... et je l'ai laissé derrière moi pour apprendre à sortir du cadre quand je n'étais pas d'accord, ne comprenais pas ou ne trouvais pas de solution. J'ai transformé mes "étiquettes" en "facettes"... Ce n'est pas quelque chose qu'on m'a collé dessus, c'est moi. Selon la lumière qui s'y reflète ça peut sembler bien ou pas bien (et cela dépend donc du regard de l'autre, pas de ce que je suis réellement !) Je peux les transformer au fil du temps, car il y a l'usure, il y a les choix... Et finalement, c'est très précieux tout ça : un peu comme un diamant.

(Et si Marilyn Monroe dit vrai, je suis donc ma meilleure amie!)

 

 

"Le pouvoir de l'acceptation"



Ces grosses étiquettes moches représentent aujourd'hui encore des parts que je n'apprécie pas toujours chez moi, mais aussi les parts de moi que j'aime le plus parce qu'elles font "moi".



Etre dans l'acceptation de ce que je suis au fond de moi m'a également permis d'être plus en paix avec moi-même. Et si ma timidité me fait encore enrager quand, dans un repas avec des personnes que je ne connais pas bien, je n'arrive pas à parler de tout et de rien sans me mettre la pression, dans d'autres circonstances, comme lorsque je donne des formations, les personnes en face de moi tombent des nues quand je leur avoue ce trait de ma personnalité, ou cette difficulté que je peux encore vivre.

 

 

 

 

 

Des post-it-oeillères (parfois collés avec de la superglue)
 


C'est ce travail sur moi qui me permet aussi, je pense, d'être dans la plus grande ouverture possible face aux personnes. J'ai toujours besoin d'aller plus loin que l'apparence ou l'étiquette mise par d'autres. Pour moi, même si je vois des actes qui ne me semblent pas top, je pense qu'il y a une explication qu'on peut essayer de découvrir. Pour moi, les généralisations tuent. Car chaque personne est différente.

 

C'est dans cette façon d'envisager mon individualité que j'accepte de montrer certaines de mes facettes aux personnes que j'accompagne. Ma fille me disait "mais maman, t'es pas sérieuse?" quand j'ai acheté ma fabuleuse trousse "je peux pas j'ai aqualicorne" !
- Que vont penser tes patients?
- Qu'est-ce que tu penserais, toi, si tu voyais une psy avec cette trousse?
- ça me ferait rigoler, je crois, puis je la trouverais sympa.

Voilà, les personnes qui viennent chez moi, viennent parce que ce je leur propose leur parle. Et comme mon premier outil de travail c'est moi, c'est que ça leur convient. Je n'ai pas à faire la "psy sérieuse à barbe" puisque ce serait jouer un rôle. Si ils trouvent trop bizarre ce que je suis, c'est probablement qu'un de mes confrère avec d'autres caractéristiques leur conviendra mieux !

Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, ceci n'est pas réellement moi.


Cette ouverture, j'en ai d'ailleurs fait l'une des règles que j'explique lorsque je démarre une formation : la règle d'ouverture. Chacun a ses idées, opinions, valeurs... On a le droit de ne pas être d'accord, de ne pas comprendre. Dans ce cas, il est préférable de poser des questions, essayer de comprendre... et toujours sans jugement.

En partant de ce principe, on a tellement à gagner !

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2019-10-29T14:48:45+01:00

"Salut, t'as fait caca?" Ou comment s'enquérir du bien-être de ceux qui comptent.

Publié par Florence Beuken

En discutant par message avec une amie qui venait de vivre pas mal de choses bousculantes, tant physiquement qu'émotionnellement, j'ai eu envie de m'enquérir de son bien-être et tout naturellement, sans y penser, je lui ai demandé comment elle allait.

En l'écrivant, j'ai eu cette réflexion "Mais purée, Florence, elle ne va pas, elle se pose enfin ! Et c'est ça qui est bon !"
Le hamster dans ma tête a alors sauté dans sa petite roue et entamé sa course folle.

 

J'apprends encore, et de plus en plus, à être dans le moment présent, dans la pleine conscience, à savourer les moments à parfois ne "rien faire" sans culpabilité... C'est également mon credo quand j'accompagne les personnes en burn out. Je pensais être consciente de la culture de la perfection, de la pression dans laquelle nous vivons, mais n'avais encore jamais remarqué que cela allait jusqu'à ces simples mots !
Comment ça va ? Non mais oh même là on doit être dans l'action, on doit "aller", être en mouvement.

A mes patients qui arrivent en séance, c'est ma première question, rituelle "Comment allez-vous ?", dans ce moment où ils posent pourtant enfin leurs fesses dans mes fauteuils douillets pour une heure dans leur semaine...
Certes, cela peut sembler ridicule, anodin. Mais ... le pouvoir des mots, quoi !

 



J'ai eu envie de partager cette réflexion sur ma page Facebook. Et là, une explication m'a été apportée. Même si, après une rapide recherche sur le net, j'ai pu voir que celle-ci était historiquement contestée, je l'ai trouvée assez intéressante. Elle daterait de la fin du moyen-âge, époque où la médecine générale s'ouvrait au plus grand monde et où les médecins prenaient la mesure de l'état de santé de leur patient en leur demandait "Comment ils allaient à selles" puisque "si le caca va, tout va" (celle-ci elle est de moi, je vous en fais cadeau!)


Certes les sites "docticissants" font se prendre beaucoup d'entre nous pour des médecins, mais quand même, pourquoi avoir gardé cette expression ? Parce que, souvent, quand nous demandons aux personnes comment elles vont, nous pensons à l'humeur, au moral, à la vie, plus qu'à la santé... Et, peut-être même, si j'en crois l'aveu de quelques personnes, qu'il ne s'agit que d'une formule de politesse qui n'attend pas de réponse réelle, laquelle rendrait mal à l'aise si toutefois elle était négative.

J'ai alors décidé de pousser (pardon pour ce jeu de mot très limite) un peu plus loin ma réflexion en allant chercher du côté de la médecine chinoise. En effet, j'aime cette approche car elle considère corps et mental intimement liés. Et même si en occident nous ne nous ouvrons que très timidement à cette vision de la santé globale, il faut avouer que dans le langage courant, certains signes nous montrent que nous n'y sommes pas aussi fermés qu'on pourrait le croire. (Vous n'avez jamais prononcé le fameux "Pète un coup, ça ira mieux", vous? )

Toujours est-il que les intestins, et tout ce circuit de la digestion représente, émotionnellement la facilité, ou la difficulté, à évacuer des choses, des crasses, à être, quand ça bloque, dans la frustration, les contrariétés... Ces choses que, finalement, on ne "digère pas". On parle même, de façon assez poétique, d'une "décantation de l'impur". Dit comme ça, ça semble si limpide (l'explication, pas... enfin vous voyez !)

Donc finalement, réalité historique ou non, quand nous demandons aux gens comment ils vont, cela revient un peu à dire "C'est ok, tu as bien évacué toutes les crasses de ta vie?" ou encore "tout est digéré? derrière toi?"



Ça me fait d'ailleurs penser à une époque où je concentrais toutes mes consultations en une journée, et où je commençais donc très tôt. Une amie avait beaucoup ri à cette anecdote que je lui avais racontée sur mon rituel de la journée : "quand j'arrive au centre de consultations, je dépose mes affaires dans mon bureau et je file aux toilettes. C'est nécessaire, un peu comme si je me débarrassais de mes soucis pour être ensuite entièrement disponible pour les patients." Quand j'y repense, je me dis que les chinois m'auraient donné raison. Et peut-être même les médecins moyennageux ! :D
(Inutile d'imaginer : je démarre maintenant mes journées plus tard, donc mon rituel est différent. Quoique si ça peut vous aider à être moins intimidé pour venir en consultation, libre à vous ! :D)

Outre ces considérations très pipi-caca (je dois avouer être encore très connectée avec ma Florence-de-5-ans-intérieure), je voudrais quand même revenir à ce poids des mots. Un des followers de ma page faisait le lien, à juste titre, avec cette question que l'on pose régulièrement pour faire connaissance : "que fais-tu dans la vie?" Mafalda ou John Lennon avaient des réponses que j'aime beaucoup. Mais nous, nous nous focalisons la plupart du temps sur notre profession. (Et je ne vous raconte pas le temps de silence voire de malaise lorsque je leur réponds) Ne sommes-nous que ce que nous faisons comme boulot? Ne sommes-nous que ce que nous faisons? Quelle tristesse de ne voir que cela...

Source pinterest



Je ne sais pas encore comment formuler différemment mes questions pour entrer en relation avec les gens. Mais une chose est sûre mon hamster dans ma tête m'a aidée à vouloir changer ces mots, pour les rendre plus alignés avec ma pensée, mon intention...

Certes, je vais passer pour une folle si je demande aux gens que je rencontre "Etes-vous heureux?" ou encore "Qui êtes-vous?" Pourtant ce sont les vraies questions que j'ai envie de poser...
Peut-être commencerais-je par "Comment vous sentez-vous?" aux personnes qui me connaissent déjà un peu?


Et vous, qu'en pensez-vous? Quelle intention mettez-vous dans vos "ça va?" Aimeriez-vous aussi changer les mots?
Et si on se créait un nouveau lexique?




 

 

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